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Il ne restait en effet plus que ces deux couples, chacun d’eux à une extrémité de la table, et ne se préoccupant en rien l’un de l’autre. Gonzague, Thérèse sortie, les avait laissés, pour retourner au salon, où il pensait que sa maîtresse le rejoindrait.
Pauline et Grésoul jouaient comme des gamins à se défier, s’attaquer, se repousser, se taper sur les doigts pour arrêter leurs audaces réciproques, Pauline voulant masturber Grésoul pour l’obliger à l’emmener, Grésoul cherchant à fouetter Pauline, pour revoir ses fesses qu’il déclarait être parmi les plus belles du monde.
Flavie et François se perdaient dans une interminable discussion, où ils ne parvenaient pas à se mettre d’accord. François Courtin prétendait accompagner Flavie dans son petit appartement pour y voire sa nuit de volupté, et celle-ci s’y refusait, demandant à ce qu’il la conduisit dans un hôtel, afin de ne pas la compromettre auprès de ses concierges.
En dehors de cette question, ils s’entendaient on ne peut mieux, et la répulsion de Flavie le cédait à des complaisances de plus en plus marquées serrée de très près par François, presque dans ses bras, elle ne marchandait aucun de ses abandons, et, le corsage dégrafé, lui permettait de peloter ses nichons, de les baiser, de les sucer, ce qu’ils méritaient incontestablement par leur pureté et leur modelé.
Des nichons, les lèvres de l’ex-mari grimpaient vers la bouche ; celle-ci se rapprochait, et les visages s’agrippaient dans une longue, longue caresse, témoignant que pour une nuit d’amour bien employée, il s’en préparait une qui léguerait de bien brûlants souvenirs. Ils s’échauffaient de seconde en seconde, ne vivant que pour eux dans cette salle à manger dont ils étaient les hôtes, s’y isolant à merveille, savourant les prémisses d’accordailles amoureuses si inattendues. Oh ! elle ne commettait pas infidélité à l’égard de son cher petit mari si adoré, Aimé Brettier ; elle ne pensait pas du tout à lui à cette heure, emportée par l’inégalité de la situation, par la quiétude qui la gagnait dans la riche passe à laquelle elle consentait, et aussi par le réveil momentané des anciennes joies conjugales qui la lièrent à cet homme. Presque l’un sur l’autre, les yeux brillants au milieu de la discussion qu’ils soutenaient au sujet du lieu de combat où s’engagerait le divin assaut du coït, elle lui patouillait la queue et les couilles entièrement sorties de la culotte toute débraillée, et elle murmurait :
— Tu as grossi, depuis que nous ne sommes plus mari et femme !
— Je grossis ce soir de tous les désirs accumulés sur ta personne avant, pendant et après notre mariage.
— Que tu es drôle d’y penser encore, après m’avoir obligée à te détester.
— Me détestes-tu toujours ?
— Dame, tu vois bien que non ! N’empêche que… Non, ne parlons pas de ça. Tu es un miché ce soir… et tu n’es plus mon mari.
— Flavie, continuons de caresser les illusions qui nous excitent tous les deux, car tu t’excites, toi aussi !
— Je ne demande pas mieux, mon bébé ! Pourquoi me pousses-tu la tête ? Que veux-tu ? Ça ? Tiens, tiens.
Lui poussait-il la tête ? Elle se penchait bien d’elle-même pour mieux voir la queue, et de son bras, il appuyait de façon très légère pour qu’elle rapprochât le haut du buste de ses cuisses ; peu à peu la queue se trouvait à hauteur du visage de Flavie, qui y tendait lentement la bouche, en frôlait la chair, pour ensuite baiser avec dévotion le gland : elle pratiquait le suçage, elle en connaissait la puissance sur les sens d’un homme : elle voulait agir sur ceux de François, peut-être pour s’étourdir sur la facilité avec laquelle, elle chassait, de son esprit et de son cœur, ses préventions et ses colères : elle aspirait toute la pine, l’ingurgitait en entier dans deux à trois larges suçons, elle la mignardait des lèvres et des doigts, et elle se redressait instantanément sur sa chaise, le corps frémissant. Oui, elle était bien femme de volupté, comme les grandes horizontales qu’elle fréquenta, et qui la lancèrent. Le plaisir de la chair la dominait, et quoique aimant d’amour un autre homme, elle ne se livrait pas moins avec une certaine ivresse à celui qui l’achetait et dont elle fut l’épouse légitime. Et le corps redressé, le dos appuyé contre le dossier de la chaise, elle ouvrait, dans un immense soupir de luxure, la bouche, pour que s’y noyassent les lèvres de François, y poursuivant le doux nectar de la caresse d’amour. Dans un souffle, il murmurait :
— Tu me l’as embrassée, tu me l’as sucée, et ton baiser, ta sucée, je les recueille sur tes lèvres dans ton palais, afin que par un retour de mes propres fluides, je pompe mieux de ton essence de femme embrasée par eux ! Puis tu vas me l’accorder, je te rendrai la suave caresse à la porte de ton tabernacle, et alors, je n’en doute pas tu ne refuseras pas de me recevoir dans l’appartement où tu vis actuellement.
Et le long, long baiser, qui accouplait leurs lèvres et leurs haleines, éveillait dans leurs sens des désirs, ne revêtant plus aucun caractère de vénalité ! Leurs langues se mariaient, que s’était-il donc accompli depuis la rupture de leur mariage ?
Àquoi bon s’en inquiéter ! La minute qui passe se rattache toujours à une impression quelconque déjà vécue et qui en est comme la cause déterminante effaçant tout ce qui fut intermédiaire. Ils n’avaient bien qu’un souffle, une volonté, en cet instant, et elle consentait à tout ce qu’il sollicitait ; elle ramenait ses jupes vers le ventre et lui montrait ses cuisses écartées pour satisfaire à la caresse demandée : son con, gentil fruit mignon, bayait, attendait la minette annoncée, tandis que son minet captivait les regards, les partageant avec les éclatantes blancheurs des chairs. Comme elle avait fait, il se penchait, appuyait le visage sur ce cadre fermé par les genoux, le gras des cuisses, le bas du ventre, approchait le plus possible la tête de la jointure et dardait la langue sur le con, qui venait au-devant de la caresse. Une longue, longue minette, pareille à la sucée reçue par la queue, honorait le bijou féminin : et encore comme elle le fit, il se relevait, la tête lui tournant : ils se retrouvaient tous les deux, chacun sur leur chaise, se tenant par les mains, elle les cuisses toujours nues, lui la queue et les couilles hors de la culotte ; ils éprouvaient un léger vertige, bien délicieux, où leur âme communiait l’espace d’une seconde dans la sensation recherchée cérébralement plus que matériellement, grâce au monde d’idées remuées par leur simple contact. À leurs oreilles parvint le bruit d’une fouettée appliquée pas trop méchamment ; ils portèrent les yeux autour d’eux, et ils aperçurent, en face de leur couple, sous le flot de jupes relevées à hauteur d’épaules, le joli astre lunaire de Pauline, épanoui dans les belles et copieuses rotondités des fesses, s’abandonnant aux claques appliquées par la main de Grésoul, devant qui elle restait debout. Pour complaire au fouetteur, elle se penchait en avant, développait les amples courbes de sa croupe, et les claques s’ajoutaient aux claques, chatouillant plutôt que blessant le très gracieux postérieur. Par moments, les jambes accusaient des tremblotements ; elles s’ouvraient davantage, et entre les cuisses, on distinguait les renflements de la vulve, sur laquelle s’égarait un doigt de Grésoul.
Le jeu les charmait au point que, pas plus que Flavie et François, ils ne s’inquiétaient de ce qui se passait près d’eux. Pauline, de ses deux mains, visait à bien maintenir retroussés ses atours, et excitait Grésoul par des gestes lascifs et aussi par des paroles trahissant la parfaite science de luxure qu’elle possédait. Pan, pan, pan, les fouettées se succédant, le derrière féminin s’arrondissait, le buste se courbait, Pauline allait-elle se jeter à cheval sur les genoux de Grésoul qu’elle enfermait entre ses jambes.
— Dis, murmura François à Flavie, faisons-leur pendant, et puis nous nous sauverons.
Elle ne refusa pas, et se plantant devant lui, elle ramassa ses jupes au-dessus des reins, et elle n’eût pas plus tôt le postérieur à l’air qu’il voulut l’embrasser avant de la châtier. Elle l’y autorisa en souriant. Puis, prenant par-dessus ses jambes, la même position que Pauline sur celles de Grésoul, le cul bien en évidence, disputant la palme, elle s’abandonna à la fouettée. Grésoul claquait les fesses de Pauline, François claquait celles de Flavie. Les deux derrières, aussi ravissants l’un que l’autre dans leurs rondeurs charnelles, leur fente accentuée et rosée, leurs blancheurs capiteuses, ne se jalousaient pas sous les mains qui les flagellaient et les patouillaient. Ils semblaient se défier à qui inspirerait le plus de hardiesses, et les contorsions de hanches se multipliant chez les deux femmes, François banda de plus en plus. Pauline qui tourna la tête au bruit des claques administrées au cul de Flavie, s’écria :
— Ah ! la bonne histoire ! On fouette Flavie, en même temps que tu me fouettes !
— L’exemple est contagieux, dit celle-ci.
— Nom de Dieu, hurla Grésoul se penchant de côté pour voir les fesses de Flavie, on ne s’embête pas à contempler. Qui la fouette ?
— Moi, Courtin, répondit François ! Vous n’avez pas à vous plaindre du beau derrière qu’on vous permet de fouetter ! Point n’est besoin que vous regardiez celui auquel ma main administre la correction.
— Mon cher, vous n’êtes pas dans le mouvement ; plus on voit de culs de femmes, et plus on désire en voir de nouveaux. Je comptais me pâmer rien qu’en admirant le postérieur de Pauline, je me pâmerai à pisser dans ma culotte avec l’appui de celui de M. Brettier.
— Laissez donc le nom propre dans l’ombre.
— Non, puisque ça vous embête mon vieux Courtin.
— Vous avez tort de penser à autre chose qu’au joli fessier de Pauline, mon rustaud de Grésoul.
— Et moi, vous m’embêtez tous les deux, s’exclama Pauline ! Quand on fouette mon derrière, on ne parle pas. Bonsoir, il y en a assez, et il faut partir.
Elle laissa retomber ses jupes, et Flavie, toute aussi ennuyée, s’apprêtait à l’imiter, lorsque François d’un geste brusque, l’attira à cheval sur ses genoux : la queue ne trahit aucune hésitation : toute hors de la culotte, elle darda droit vers le con qui s’offrait à son entreprise ; elle en connaissait le chemin, on ne l’arrêtait pas en route ; de part et d’autre, le baisage s’imposait, l’excitation régnait chez les deux ex-époux. Avec vaillance la queue heurtait le con, cherchait le passage pour y pénétrer, le découvrait, et dare dare s’enfonçait dans le vagin. Flavie appuyait de tout son ventre pour que l’enconnement se produisit aussi absolu que possible : elle répondait par des battements de cuisses aux poussées de François, l’enfilant avec force maestria : ils étaient collés l’un à l’autre, ils activaient le baisage : les mains sur les fesses de Flavie, la fouettant par intermittence, la pressant avec vigueur contre lui, François profitait de l’émoi dans lequel il l’entraînait pour bien la posséder à sa fantaisie : de son mieux elle ripostait à ses désirs. Le foutre jaillit en un jet brûlant et épais, les poussant à se mordre les lèvres dans une frénésie de rut, il jouissait, mais, à cette seconde précise, elle se reprenait et elle n’éprouvait pas ; un vide instantané lui saisissait le cerveau ; elle ressentait au cœur un regret de la complicité physique, et même morale, apportée au plaisir de cet homme, qu’elle haïssait quelques heures auparavant, et, la pensée de son second mari, de celui qu’elle chérissait, se dressait pour lui reprocher cette félonie. Impression relative qui suffit à dissiper son ivresse. Elle n’en laissa pas moins décharger tout son sperme à François, et, quand il revint à lui, elle se dégagea de ses bras pour se secouer et lui rappeler qu’il était l’heure de se retirer.
Elle consentait à le recevoir dans son appartement, pour achever la nuit, à condition qu’il serait bien sage et qu’il ne la quitterait pas trop tard. Il importait d’aller saluer Thérèse, et de tâcher de faire un brin de toilette.