Scène V
DROGAN, GENEVIÈVE, BRIGITTE.
GENEVIÈVE.
Que vous vouliez être mon page, je le comprends ; mais venir tous les soirs chanter sous mes fenêtres, qui vous a donné ce droit-là ?
DROGAN.
Quoi ! vous savez ?…
BRIGITTE.
Allons, ne rougissez plus ; il s’agit de vous excuser…
DROGAN.
Mon Dieu, madame, je ne sais que répondre ; mais, voyez-vous, c’est comme un aimant qui m’attirait vers vous.
BRIGITTE.
Ah ! un aimant, c’est gentil, ça !
DROGAN.
Je sens que c’est mal, très-mal ! Mais c’était si doux !
BRIGITTE.
Madame, ne le grondez plus, il va pleurer…
GENEVIÈVE.
Allons, c’est bien, on vous pardonne, et tâchez à l’avenir d’être plus respectueux. (Elle lui donne une bourse.) Tenez, prenez cette bourse pour votre équipement. Prenez, mais prenez donc…
DROGAN.
Ah ! madame… Ah ! madame…
TRIO.
Il se laisse tomber sur un siége.
BRIGITTE.
GENEVIÈVE.
BRIGITTE.
GENEVIÈVE, tirant un flacon de son aumônière.
BRIGITTE.
ENSEMBLE.
GENEVIÈVE, BRIGITTE.
DROGAN, à part, la mine éveillée.
BRIGITTE.
DROGAN.
GENEVIÈVE.
BRIGITTE.
DROGAN.
BRIGITTE.
GENEVIÈVE.
DROGAN.
BRIGITTE.
DROGAN.
BRIGITTE.
DROGAN.
BRIGITTE.
DROGAN.
Il feint de s’évanouir de nouveau sur un autre siége.
GENEVIÈVE.
BRIGITTE.
GENEVIÈVE.
BRIGITTE.
ENSEMBLE.
GENEVIÈVE, BRIGITTE.
DROGAN, à part et d’une façon plus maligne encore.
Il se lève en riant.
BRIGITTE.
Oh ! le petit fourbe !
GENEVIÈVE.
Il feignait de se trouver mal.
BRIGITTE.
Et il se trouvait très bien !
DROGAN.
Ah ! madame, je vous en conjure, laissez-moi vous regarder, vous servir à genoux… Si vous me renvoyiez, j’en mourrais.
GENEVIÈVE.
Mais, Brigitte, fais-le donc taire, on ne m’a jamais parlé ainsi.
DROGAN, à genoux.
Madame.
BRIGITTE, qui était à la fenêtre donnant sur le balcon, remontant tout à coup.
Ciel ! monsieur !