‹ Geneviève de BrabantChapitre 25 sur 61 · Scène IV

Scène IV

SIFROY, NARCISSE, CHARLES MARTEL.

MARTEL, en dehors.

Sang et tonnerre !

SIFROY.

Ah ! mon Dieu ! ce n’est pas sa voix !

MARTEL.

Hé ! là-haut ! faites donc attention !

SIFROY.

Monsieur, ne vous fâchez pas, c’est de l’eau.

MARTEL.

Monsieur, dis-tu ?… Tu ne sais donc pas qui je suis ?…

SIFROY.

Je vous connais depuis si peu de temps !

MARTEL.

Eh bien ! qui que tu sois, tremble et reconnais Charles Martel !

SIFROY.

Ah ! mon Dieu ! lui, le maître ! Et moi qui l’ai arrosé !… voilà de la belle besogne… Mais aussi est-ce qu’on arrive comme ça surprendre…

MARTEL.

Ouvriras-tu ?

SIFROY.

Oui, grand prince… à l’instant… (À Narcisse.) Sonne mes gens… ouvre au maître… Je passe un cuissard pour vous faire honneur… Je l’entends qui monte l’escalier… Je ne serai jamais prêt… N’entrez pas… Quelle nuit !…

MARTEL, ouvrant la porte d’un coup de marteau qu’il tient à la main, il porte sur le flanc gauche un parapluie de couleur vive.

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