‹ Geneviève de BrabantChapitre 4 sur 61 · II

II

C’est une chose étrange… Voilà huit jours que, toutes les nuits, on vient me réclamer un objet perdu que je suis parfaitement sûre de ne pas avoir trouvé. (Elle se penche.) Chaque fois que je me mets à la fenêtre je regarde, et personne.

Drogan a fait mine de se montrer. — On entend éclater des cris.

LE PEUPLE, accourant.

Vive le duc Sifroy !

DROGAN.

L’air national ! la curaçoïenne ! c’est le duc !

Drogan s’esquive et se mêle à la foule.

GENEVIÈVE.

Mon noble époux ! volons à sa rencontre.

Elle disparaît de la fenêtre, et on la voit sortir avec ses femmes de la porte du palais et se diriger vers Sifroy, qui entre suivi de son cortége.

Page 1