Scène VIII
GOLO, VANDERPROUT, puis DROGAN.
VANDERPROUT, rayonnant, la serviette au cou.
Victoire ! victoire !
GOLO.
Qu’avez-vous donc, bourgmestre ? êtes-vous gris ? Vous êtes tout rouge !
VANDERPROUT.
C’est de joie !… il en a mangé !…
GOLO.
Qui ? quoi ?
VANDERPROUT.
Ah ! oui, au fait, vous ne savez pas, vous ? Drogan ! Drogan !
DROGAN, accourant avec ses pâtissiers.
Qu’y a-t-il, monsieur le bourgmestre ?
VANDERPROUT.
Il en a mangé ! ils en ont mangé ! Nous en avons tous mangé, il n’en reste plus !
DROGAN.
Vraiment ?
GOLO.
Mais qu’est-ce qu’ils ont mangé ?
VANDERPROUT.
Ta fortune est faite ! si rien ne vient contre-carrer ton œuvre… Ah ! quelle réussite !
DROGAN.
Je n’y comprends plus rien.
GOLO, hors de lui.
Répondrez-vous enfin ?
VANDERPROUT.
Regardez, et vous comprendrez !
GOLO.
Le duc ! Qu’est-ce qui me l’a mis dans cet état-là ?
DROGAN.
C’est le pèlerinage ; laissons croire que c’est ma science.