Scène VII
GOLO, NARCISSE.
GOLO, seul. Il est resté immobile, et plongé dans ses méditations depuis le moment où Sifroy lui a mis sa toque sur la tête.
Narcisse, es-tu là ?
NARCISSE.
GOLO.
AIR.
NARCISSE.
GOLO.
NARCISSE.
ENSEMBLE.
GOLO.
Oui, tu l’as dit, Narcisse, deux obstacles gênent mon ambition… Madame Geneviève d’abord, j’avais rêvé son appui, son amour… elle a repoussé mes criminels et respectueux hommages… son compte est bon, je la repincerai… Quant au duc, je l’entretiens dans un doux état d’abrutissement, je lui fais passer ses jours et ses nuits à donner des signatures ou à apprendre ces harangues qu’il récite si bien. Et c’est ainsi que doucement porté par le flot, je poursuis mon plan politique qui se résume en ces mots fort simples : monter, monter toujours, me cramponner, souffler un brin, et monter encore jusqu’au sommet !
NARCISSE.
On entend crier le peuple.
GOLO.
Quels sont ces cris ? entrons là, je ne dois pas le quitter d’une semelle, mon margrave… Il me ferait une bêtise !