‹ Gibier de potenceChapitre 14 sur 14 · Scène XIV

Scène XIV

Les Mêmes, PÉPITA.

Pépita.

Ah ! mon Dieu, qui fait tout ce bruit ?

Taupinier.

Ah ! madame, venez me sauver… on me prend pour le criminel…

Pépita.

Jamais de la vie ! le criminel… le voilà !

Lemercier.

Moi ?

Dubrochard.

Ah ! c’est vous ! votre nom, un peu vite…

Lemercier.

Opater ! O mater mei…

Dubrochard.

C’est bon… passez les prénoms, votre nom de famille, sacrebleu !…

Lemercier.

Je suis Grognard…

Dubrochard.

Vous demande pas votre caractère.

Lemercier.

Je vous dis que je m’appelle Grognard… professeur de rhétorique à Quimper…

Tous.

Il ment.

Pépita.

C’est Lemercier, l’assassin de Suresnes.

Dubrochard.

Lui aussi !… Mais on l’a déjà arrêté ce matin !

Tous.

Hein !

Lemercier.

Mais quand je vous dis… Tenez, voici mes papiers… Lemercier, c’était un pseudonyme…

Dubrochard.

C’est juste !

Taupinier.

Mais tous les crimes que vous m’avez contés ?…

Lemercier.

Invention !… pour vous donner la réplique.

Taupinier.

Eh ! bien, et moi aussi !

Lemercier et Taupinier.

Ah ! mon cher confrère !

Ils se serrent la main.

Dubrochard.

Non ! mais alors le criminel… où est-il ?

Pépita.

Dame ! alors il n’y en a pas…

Dubrochard.

Il n’y en a pas ?… mais alors, qu’est-ce qu’il racontait, le commissaire ?… Non, mais est-il bête ! (Aux agents.) Allez dire au commissaire qu’il n’y a pas plus de criminel que dans votre œil.

Sortie des agents.

Lemercier.

Eh bien ! moi, j’en ai assez des actrices… je retourne à Quimper…

Dubrochard.

Et moi, à mon épicerie… Et si le commerce ne va pas, eh bien ! je me fais commissaire de police… s’cregnion gnieu gnieu !…

FIN

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