CHAPITRE III.--L'ÉCRITURE.
§ 1.--_Les marques mnémoniques_.
Ce qui constitue l'écriture. 395 Idéographisme et phonétisme. _Ibid._ Figuration et symbolisme. _Ibid._ Syllabisme et alphabétisme. 395 Emploi de marques conventionnelles, au moyen d'entailles, pour communiquer certaines idées. 398 Les _khé-mou_ des Tartares. _Ibid._ Usage analogue chez les peuples germaniques et Scandinaves. _Ibid._ Monuments de son existence chez les hommes de la période quaternaire. 399 Les _quippos_ ou cordelettes nouées des anciens Péruviens. 400 Les _kouas_ ou diagrammes attribués à l'empereur Fouh-Hi chez les Chinois. 401 Les colliers mnémoniques des Peaux-Rouges. _Ibid._ Traces d'un usage semblable à l'époque quaternaire. _Ibid._ Imperfection foncière de tous ces procédés. 402
§ 2.--_La pictographie_.
Peintures significatives et mnémoniques des sauvages. 402 Fernand Cortez et les Mexicains. 404 Dessins pictographiques des Esquimaux. _Ibid._ Dessins analogues sur des rochers de la Scandinavie et des Alpes. _Ibid._ Représentations du même genre sur l'os ou la corne, trouvées dans les grottes de l'âge du renne. 405 Simplification des figures et combinaisons entre elles qui amènent les représentations de ce genre à devenir une véritable écriture symbolique. 406 Spécimens de la pictographie des Indiens de l'Amérique du Nord. _Ibid._ Dessins des planches funéraires de deux chefs de ces tribus. 408 Dessins analogues sur les dalles de la chambre intérieure du tumulus du Mané-Lud (Morbihan). 409 Dessins analogues sur des rochers de la Sibérie. 410 Diverses applications de l'écriture pictographique. _Ibid._ Le tatouage et sa signification. 411 Dessins de tatouages reproduits sur les dalles intérieures de certaines allées couvertes funéraires de nos pays. 412
§ 3.--_Les écritures hiéroglyphiques_.
Ce qu'est proprement l'hiéroglyphisme et en quoi il diffère de la pictographie. 412 Les six systèmes primitifs et originaux d'écritures hiéroglyphiques. 413 Incertitude des connaissances sur quelques-uns d'entre eux. _Ibid._ Les hiéroglyphes 'hittites. _Ibid._ L'écriture calculiforme des Mayas du Yucatan. 414 A un certain stage de leur existence, les écritures hiéroglyphiques cessent d'être figuratives. 415 Altération tachygraphique des figures des signes. 416 L'écriture devient alors une _sêmeiographie_. 417 Traces de son ancienne origine de pictographie que conserve encore l'hiéroglyphisme égyptien. _Ibid._ Emploi des signes de l'écriture à former des tableaux figurés. 418
§ 4.--_Développements successifs de l'idéographisme_.
Les caractères figuratifs et les caractères symboliques dans l'écriture hiéroglyphique. 419 Les symboles composés de plusieurs figures combinées. _Ibid._ Complication de l'écriture idéographique arrivée à un certain degré de son développement. 420 Son imperfection comme moyen de transmission et de conservation de la pensée. 421 Indépendance réciproque originaire de l'écriture idéographique et du langage parlé. 422 Manière dont cependant la notion d'un son déterminé vint à s'attacher à telle ou telle figure. _Ibid._
§ 5.--_Premières étapes du phonétisme_.
Le rébus. 423 Il constitue tout le phonétisme de l'écriture hiéroglyphique des Nahuas du Mexique. _Ibid._ Vestiges de rébus dans les systèmes d'écritures figuratives qui ont poussé plus loin dans la voie du progrès. 424 Dans une langue monosyllabique comme le chinois, l'emploi du rébus menait du même coup au phonétisme syllabique. 426 Confusions et obscurités qu'eût produit dans cette langue l'expression purement phonétique des textes. _Ibid._ Combinaison de phonétisme et d'idéographisme employée pour y remédier, le système des _clés_. 427 Manière dont les valeurs de phonétisme syllabique se sont formées chez les peuples qui parlaient des langues d'une autre nature et polysyllabiques. 429 Comment procédèrent les Schoumers et Akkads de la Chaldée et de la Babylonie. 430 La méthode acrologique et ses origines. 431
§ 6.--_Le syllabisme et l'alphabétisme_.
Comment un seul des systèmes hiéroglyphiques de l'ancien monde s'est élevé jusqu'à la décomposition de la syllabe et à l'alphabétisme. 431 Inconvénients de l'expression purement phonétique des sons. 432 Développement particulier de ces inconvénients dans les langues où les flexions grammaticales se marquent par le changement des voyelles internes des mots, comme les idiomes sémitiques et 'hamitiques. 433 Mariage mal assorti de l'écriture cunéiforme syllabique et de la langue assyrienne sémitique. 434 Comment l'alphabétisme devait être inventé par un peuple chez qui les voyelles intérieures des mots avaient un caractère vague. 435 Sa naissance chez les Egyptiens. _Ibid._ Suppression de la notation des voyelles internes, surtout quand elles étaient brèves. _Ibid._ Comment ce furent les Grecs qui reprirent les premiers un certain nombre des signes d'aspirations douces de l'alphabet phénicien, pour en faire la représentation des voyelles. 437 Très haute antiquité de l'invention des signes alphabétiques chez les Égyptiens. _Ibid._ Origine acrologique des valeurs de ces signes. 438 Les signes symbolico-phonétiques, qui n'ont le rôle de peinture de sons qu'à l'état d'initiales de certains mots, qu'ils pourraient représenter idéographiquement à eux seuls. _Ibid._
§ 7.--_La polyphonie dans les écritures d'origine hiéroglyphique_.
Résumé de l'état auquel en était parvenue l'écriture hiéroglyphique égyptienne après toutes les phases successives qui viennent d'être passées en revue. 439 Nombreuses causes de complications et d'incertitudes qui empêchaient la pratique de l'art d'écrire de se généraliser. 440 Une de plus, dont il n'a pas encore été parlé, la polyphonie. 441 Définition de ce fait et explication de son origine d'après les hiéroglyphes égyptiens. _Ibid._ Mécanisme des compléments phonétiques. 442 La polyphonie syllabique dans le système graphique de l'Égypte. _Ibid._ Rareté des faits de polyphonie alphabétique, qui ne se produisent qu'à l'époque romaine. 443 La polyphonie dans l'écriture cunéiforme assyrienne. _Ibid._ Elle s'y complique par suite de l'origine étrangère de ce système graphique. _Ibid._ Faits particuliers résultant de cette transmission de l'écriture d'un peuple à un autre. 444 Valeurs phonétiques d'origine accadienne et d'origine assyrienne sémitique. _Ibid._
§ 8.--_L'invention de l'alphabet_.
Pas qui restait à franchir, même après la découverte de l'alphabétisme, pour arriver à l'invention de l'alphabet proprement dit et au rejet de tout élément idéographique de l'écriture. 445 Comment cette dernière invention ne pouvait être réalisée par aucun des peuples qui avaient créé les systèmes hiéroglyphiques primitifs. _Ibid._ Obstacle qui résultait pour ceux-ci de la religion et du caractère sacré attribué à l'écriture. 446 Ce sont les Japonais qui ont tiré des éléments du système graphique des Chinois un pur syllabaire, exclusivement phonétique. _Ibid._ L'écriture cunéiforme se débarrasse presque entièrement de l'idéographisme chez les Susiens et chez les Mèdes anté-aryens. 447 L'alphabet cunéiforme perse. _Ibid._ Le syllabaire cypriote. _Ibid._ Les Égyptiens ont découvert l'alphabétisme mais n'ont pas réalisé l'alphabet. _Ibid._ Celui-ci devait être créé, avec des éléments d'origine égyptienne, par un peuple éminemment pratique et commerçant. _Ibid._ C'est par les Phéniciens ou Kenânéens maritimes qu'a été définitivement inventé l'alphabet. 448 Témoignage de l'antiquité à cet égard. _Ibid._ Tous les alphabets connus, à l'exception du cunéiforme perse, dérivent de l'alphabet phénicien. 449 Renvoi de la démonstration de ce fait, et du tableau de la filiation des écritures issues de celle des Phéniciens, au livre qui traitera de l'histoire de ce peuple. _Ibid._
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
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