‹ Histoire de la SuisseChapitre 20 sur 26 · RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE — TEMPS PRIMITIFS

RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE — TEMPS PRIMITIFS

Chap. I. — Les premiers habitants de notre pays.

1. On a retrouvé des traces des premiers habitants de notre patrie. Ils vivaient dans des grottes ; de là le nom d’hommes des cavernes qu’on leur a donné. Comme outils et comme armes, ils se servaient de pierres taillées.

2. Ensuite, d’autres populations occupèrent le plateau suisse. On les nomme populations lacustres, parce qu’elles construisaient leurs habitations sur les lacs. Elles savaient élever les animaux domestiques et cultiver le blé, l’orge et le lin. Leurs instruments et leurs armes étaient en pierre polie ; ensuite elles employèrent le bronze, puis le fer.

Chap. II. — Les Helvètes.

1. Les Helvètes, partis de la région du Rhin, en Allemagne, se joignirent aux Cimbres et aux Teutons pour envahir la Gaule ; leur chef était Divico. Ils battirent les Romains près d’Agen (environ un siècle avant Jésus-Christ). — Quelque temps après, nous retrouvons les Helvètes sur le plateau suisse.

2. Un chef puissant, Orgétorix, proposa aux Helvètes d’aller s’établir en Gaule. Il avait formé le projet de devenir roi. Les Helvètes l’apprirent et citèrent Orgétorix devant l’assemblée de la nation. Celui-ci, se sentant perdu, se tua.

3. Néanmoins l’émigration des Helvètes eut lieu, sous le commandement de Divico. Mais Jules-César, général romain, s’opposa à leur marche vers la Gaule. Il les empêcha de passer le Rhône à Genève et les arrêta à Bibracte (58 ans avant Jésus-Christ). Les Helvètes durent rentrer dans leur pays, qui fut dès lors soumis aux Romains.

4. La domination romaine en Helvétie dura près de cinq cents ans. Ce fut en général une période de paix pour notre pays. Toutefois un peu plus d’un siècle après la bataille de Bibracte, il fut dévasté par le général romain Cécina qui battit les Helvètes au Bœtzberg et fit périr Julius Alpinus. Sous les Romains, l’Helvétie prospéra et se couvrit de villes et de villages ; sa capitale était Aventicum (Avenches).

5. Les dieux romains eurent en Helvétie leurs temples et leurs prêtres. Mais le christianisme y pénétra de bonne heure et s’y répandit malgré les persécutions dont les chrétiens furent l’objet.

Chap. III. — Peuples nouveaux : Alamans, Burgondes et Francs.

1. Les Germains, qui habitaient l’Allemagne actuelle, cherchaient à envahir l’empire romain. Ils en furent longtemps empêchés par les légions romaines. À la fin, ils les vainquirent et franchirent la frontière. Cette invasion est appelée la migration des peuples ou l’invasion des barbares.

2. En Helvétie, les premiers envahisseurs furent les Alamans. Au V siècle, ils se fixèrent dans la Suisse allemande actuelle.

3. Les Burgondes s’établirent dans la Suisse occidentale vers le milieu du V siècle. Leur royaume a été appelé le premier royaume de Bourgogne. Le plus célèbre de leurs rois fut Gondebaud.

4. Les Alamans et les Burgondes furent à leur tour soumis par les Francs. Un roi franc, Clovis, battit les Alamans en 496. Les Burgondes ne furent vaincus que plus tard, en 534.

5. Les Burgondes et les Francs pratiquaient le christianisme. Les Alamans, qui étaient restés païens, furent convertis au VII siècle, par des moines irlandais dont les plus connus sont Colomban et Gall.

6. Le plus puissant des rois francs fut Charlemagne. Grâce à ses conquêtes, ses États s’étendirent sur la plus grande partie de l’Europe occidentale. Le pape le couronna empereur en l’an 800.

Chap. IV. — La Suisse du IX au XIII siècle.

1. Après Charlemagne, son empire se divisa. Les trois peuples qui le formaient, les Allemands, les Français et les Italiens, se séparèrent. La Suisse actuelle se rattacha principalement à deux États : la Suisse occidentale au second royaume de Bourgogne ; la Suisse du nord-est et la Rhétie au duché d’Alamanie.

2. Le royaume de Bourgogne transjurane ou second royaume de Bourgogne fut fondé par Rodolphe I, en 888. À ce prince succédèrent Rodolphe II, dont la veuve, la bonne reine Berthe, a laissé un souvenir durable, Conrad, et enfin Rodolphe III. Après ce dernier, en 1032, la Bourgogne transjurane passa à Conrad II le Salique, empereur d’Allemagne.

3. Toute la Suisse fit alors partie de l’empire d’Allemagne. Au XII siècle, les ducs de Zæhringen gouvernèrent la plus grande partie du pays. C’est à eux qu’est due la fondation de Fribourg et de Berne ; le duc Berthold IV fonda la ville de Fribourg en 1178, et Berthold V celle de Berne en 1191.

4. Au XIII siècle, la maison de Savoie chercha à accroître sa puissance du côté de la Suisse occidentale. Elle y réussit sous le comte Pierre, surnommé le Petit Charlemagne, qui parvint à étendre sa domination sur le Pays de Vaud, le Bas-Valais et une partie du canton actuel de Fribourg. Ce prince mourut en 1268.

5. Dans le nord de la Suisse, le seigneur le plus puissant était Rodolphe de Habsbourg, qui devint empereur d’Allemagne en 1273. Il réussit à faire du duché d’Autriche, une possession héréditaire de sa maison, qui fut dès lors désignée sous les deux noms de maison de Habsbourg et maison d’Autriche. À la mort de Rodolphe, en 1291, elle dominait sur une grande partie de la Suisse septentrionale et centrale.

Chap. V. — Institutions, mœurs et coutumes au moyen âge.

1. Notre patrie vécut au moyen âge sous le régime de la féodalité. Le pouvoir appartenait aux nobles. Le pays était divisé en un grand nombre de fiefs. Celui qui accordait un fief s’appelait le suzerain ; celui qui le recevait s’appelait le vassal. Le vassal devait prêter serment de fidélité à son suzerain.

2. L’Église avait une influence considérable. Elle possédait une arme redoutable dans l’excommunication. Les évêques et les abbés étaient de véritables seigneurs ayant de vastes domaines, des vassaux et des serfs.

3. La population des campagnes comprenait les hommes libres et les serfs. L’homme libre était maître de sa personne et de ses biens, tandis que le serf était attaché à la glèbe, c’est-à-dire au domaine du seigneur. Dans la Suisse centrale, la proportion des hommes libres était plus grande qu’ailleurs ; certaines vallées avaient déjà leur assemblée générale ou landsgemeinde.

4. Dans les villes, les bourgeois parvinrent peu à peu à s’organiser en communautés ou communes, dont chacune avait à sa tête ses magistrats et son Conseil. Les droits concédés par le seigneur aux bourgeois étaient inscrits dans un acte appelé charte de libertés et de franchises.

5. Le droit de rendre la justice appartenait au seigneur. C’était pour lui un revenu, car il touchait le produit des amendes. Avec le temps, dans les villes, le droit de justice passa aux bourgeois, qui le confièrent à des notables pris parmi eux.

6. L’Église chercha à diminuer les guerres entre seigneurs en instituant la Trêve de Dieu. Pour notre pays, la Trêve de Dieu fut proclamée en 1036, dans une assemblée convoquée par Hugues, évêque de Lausanne, sur la colline de Mont-Riond. Les seigneurs jurèrent de ne pas se battre pendant certains jours de la semaine et durant les grandes fêtes religieuses.

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