L’ARMEE BLANCHE EN FRANCE : UN ETAT DANS L’ETAT
Ils ne datent pas d’aujourd’hui, ni d’hier. La reconnaissance officielle, l’aide en argent, les fournitures d’armes, accordées aux bandes blanches abjectes de Koltchak, de Youdenich, de Denikine et de Wrangel, sont des faits positifs inscrits définitivement dans les annales de l’après-guerre. Des centaines de millions ont été prélevés sur les contribuables français et distribués à ces gens de sac et de corde qui ont mis à feu et à sang des régions entières de la Russie libérée – par les bons offices de MM. Clémenceau et Millerand.
Quand Wrangel a été vomi définitivement par la Russie nouvelle, son armée n’a été disloquée qu’en Russie. Le gouvernement français a pris toutes les mesures pour en maintenir les cadres, et cela dans un but absolument conforme à sa politique intérieure et extérieure de régression sociale.
LA MASSE PRINCIPALE DE L’ARMEE BLANCHE, QUI CONSTITUE UNE FORCE POLICIÈRE ET MILITAIRE INTERNATIONALE DE PLUS DE 200.000 HOMMES PRÊTS A TOUT FAIRE, EST CONCENTREE EN FRANCE.
L’organisation de ce centre actif de réaction sociale et politique, non seulement tolérée, mais soutenue par les pouvoirs officiels, atteint une ampleur qu’on a peine à s’imaginer, et qui n’a pas laissé de causer une stupeur — d’ailleurs bien passagère — à la Chambre des députés quand il en a été donné à la tribune quelques aperçus à propos de l’affaire Koutiépov, et qui a confondu le public français, quand il a vu défiler, EN ARMES, officiellement, sous l’Arc de Triomphe, à trois reprises différentes, en septembre 1930, en août et en novembre 1931, des régiments de Gardes-Blancs.
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