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Chapitre 8

Le capitaine Butler, qui habitait le presbytère de Grand-Pré, n’était pas la douceur même ; et le gouvernement, qui lui avait donné le commandement de cette partie du pays, n’avait pas, évidemment, l’intention de laisser prendre aux populations des habitudes déloyales. Il alliait à une expression bourrue des manières impertinentes de son choix ; son type tenait du renard et de l’hyène ; c’était la cruauté unie à la fourberie : il avait le ton rogue, souvent sa démarche et son teint accusaient le rogomme, et ses colères fréquentes faisaient transsuder sur sa figure les liqueurs subtiles ; on n’aimait pas plus son voisinage que sa société. Contre l’habitude de cette époque, il s’était laissé croître une moustache énorme de crins fauves et grisonnants qui lui battaient les oreilles à la moindre brise de l’avant, ajoutant beaucoup à sa physionomie de carnivore. C’était un vil instrument ; la nature l’avait fait naître bourreau.

Le capitaine Murray, son collègue de Passequid, était son digne comparse ; mais comment le lieutenant George Gordon, joyeux et beau garçon, se trouvait-il en si mauvaise compagnie ? C’est un de ces mystères que nous ne sommes pas en état de dévoiler.

Il n’était arrivé que depuis peu, et comme il devait remplacer Butler au poste de Grand-Pré quand celui-ci s’absentait, et que, d’ailleurs, il y avait en lui quelque chose de distingué et d’avenant, on parla beaucoup sur son sujet. Il fut rumeur qu’il avait commis quelques grosses fredaines de jeunesse, comme cela arrive à quelques fils de bonnes familles, en Angleterre, et que ses parents l’avaient obligé de prendre du service en Amérique. Il fallait nécessairement s’être rendu coupable d’un gros péché pour se trouver au milieu de tant d’ours mal léchés : c’est ainsi que pensaient les gens. Ce qu’on savait de plus certain, c’est qu’il avait de la fortune et de la noblesse, et qu’il était venu avec un de ses frères qui occupait un grade dans le corps de Lawrence.

Si Monsieur George, comme on le nommait, avait fait des fredaines, pourquoi son frère, qui n’en avait pas fait, aurait-il été puni comme lui ? Enfin, malgré tout ce que l’on en dit, sa présence aux Mines fit un sensible plaisir aux habitants : le contraste était si frappant entre lui et son chef !

Le jeune lieutenant avait les manières obligeantes et polies d’un homme de bonne éducation ; c’était un joyeux compagnon, bon, vivant à ses dépens et pour le plaisir des autres autant que pour le sien ; aimant à s’amuser partout et un peu trop de tout, il ne prétendait pas endosser la figure obligée d’un fonctionnaire désagréable ; et s’il désirait quelquefois voir son capitaine s’éloigner, ce n’était pas pour abuser de son pouvoir, mais, en premier lieu, pour se voir délivré d’un supérieur si déplaisant, ensuite pour laisser flotter à loisir les rênes du gouvernement. Celui-ci au moins était né bon prince. Malheureusement, on ne lui donnait pas souvent l’occasion de l’être.

Étant enfant, il avait fait un assez long séjour dans les collèges de Paris ; il parlait donc le français comme sa propre langue, et il ne s’en gênait pas, et quand il en avait l’occasion ; Butler avait beau s’en fâcher, lui qui n’avait appris que nos jurons. – » En voilà un, se disaient les Acadiens, qui ne répond pas toujours, quand on s’adresse à lui : – » G… d… m ! parle anglais, va à l’diable ! » – Au contraire, M. George, qui a l’air du fils du roi, il ne dit rien fièrement, lui ; il nous donne la main, il parle d’autre chose que des ordonnances de Son Excellence, il s’informe de nos familles, de nos biens, et quand il nous rencontre, il ôte son chapeau ; oui, il ôte son chapeau, même à nos gars !… On croyait, à voir les autres, que les Anglais ça naissait et ça mourait le chapeau sur la tête. » – Ils n’en revenaient pas, les bonnes gens, et ils ajoutaient souvent : – » Ah ! pour celui-là, s’il a jamais fait le gros péché qu’on dit, ça ne peut être par méchanceté, toujours ! »

En effet, le fond du caractère du jeune officier se composait de bienveillance et de bonhomie : malgré les dissipations d’une jeunesse laissée sans frein, et l’égoïsme que donnent ordinairement l’amour des plaisirs et les jouissances d’une grande richesse, il n’avait pas perdu ces bonnes dispositions de son naturel. À vingt-cinq ans, il est impossible qu’un cœur aussi bien doué que l’était le sien ait épuisé tous ses trésors.

Douze mois de séjour au presbytère de Grand-Pré n’étaient pas nécessaires au lieutenant George pour découvrir qu’il allait faire garnison en lieu peu séduisant, et que son nouveau capitaine était une espèce d’ogre avec lequel il faudrait s’abrutir ou se quereller. En quittant l’Angleterre, il avait compté sur une vie aventureuse, des expéditions gigantesques, des découvertes merveilleuses, pour occuper l’activité de ses passions et lui faire oublier les frivolités de sa vie passée, qui lui avait laissé d’ailleurs un peu de satiété. Il espérait aussi garder la compagnie de son frère, qu’il aimait. Mais quand il se vit lié, par une discipline brutale, dans ce petit village, au milieu de populations qui avaient toutes les raisons du monde de le détester d’avance ; à côté d’un être antipathique dont il fallait subir les ordres ; séparé de tous ses anciens plaisirs par des forêts et des mers immenses, il eut un instant de vertige, et il songea qu’il allait tout probablement connaître le spleen.

— Ce n’était pas la peine, pensait-il, de laisser l’Angleterre pour venir chercher si loin un produit de son climat !

Cependant, avant de prendre des airs tristes et de pleurnicher aux horizons, il résolut de remuer ciel et terre pour trouver un passe-temps supportable. Durant un mois entier, il fit la chasse et la pêche ; il poursuivit tout le gibier du pays, et jeta l’appât à tous les habitants de la mer. On aurait dit que les pauvres créatures se donnaient rendez-vous au bout de son fusil ou de son hameçon, tant les prises étaient abondantes. Ce succès facile finit par le lasser. Il n’y avait là, d’ailleurs, aucune châtelaine séduisante à qui faire hommage de ses conquêtes, aucun voisin joyeux et gourmet avec qui faire bombance ; quant à réjouir le palais de Butler des délicatesses de sa venaison, il n’y tenait guère : – Qu’il mange du roast beef ;le vil païen ! se dit-il un jour après l’avoir vu se rassasier de filet de chevreuil à la sauce aux champignons, de queue de castor, de gorge de perdrix, de salade de homard, de soupe aux huîtres et de saumons frais ; s’il compte sur moi pour le repaître, il se trompe, notre ogre !

Au milieu de ces violentes distractions, notre lieutenant ne négligeait pas d’étudier ces Acadiens dont on lui avait dit tant de mal ; il découvrit bientôt qu’ils valaient beaucoup mieux que ses compatriotes du voisinage, et que leur société lui serait infiniment plus agréable que celle qu’il était obligé de subir à la caserne. Mais comment arriver dans leur intérieur ? Ils paraissaient tous effrayés quand ils passaient près de lui. Un soir, il était entré chez lui, tard, avec une pointe d’ennui véritable dans le cœur.

En revenant de la chasse, il avait passé dans le village, au moment où les réunions de familles commencent à se former : des groupes nombreux et animés se composaient devant les portes, sous les grands arbres ; les chefs se donnaient la main, les jeunes voisines s’embrassaient, comme si toutes ne s’étaient pas rencontrées la veille ; après cela les vieux avaient pris place aux tables de jeux, les garçons s’étaient joints aux jeunes filles, autour de leurs mères, et tous ensemble ils avaient uni joyeusement leur voix dans un concert de paroles ; musique sans mesure et sans harmonie, mais pleine de nuance qui fait une bien douce impression sur le cœur de l’étranger qui ne peut s’y mêler. À quelques endroits, la jeunesse arrivant en plus grand nombre, on avait fini par organiser la danse, et pendant que la chanteuse du bal vocalisait sur ses airs populaires, mieux qu’un rossignol, des couples mystérieux s’en étaient allés se promener sur le chemin, se contant, entre des éclats de rires, des secrets qui paraissaient bien charmants… Ce n’est qu’après la retraite générale que George avait regagné sa chambre solitaire. Au seuil, ayant aperçu Butler, son cauchemar, il s’était esquivé : son aspect lui faisait regretter davantage le tableau qu’il venait de voir.

Après avoir jeté son harnais au hasard sur tous les meubles, dans tous les coins, il se laissa tomber de lassitude et de dégoût dans la vieille bergère du dernier curé, et il se prit à penser comment il tuerait son lendemain. Mais sa pensée ne pouvait s’arrêter à rien : il entendait toujours le timbre argentin et le tra-li-la-lade l’orchestre primitif de Grand-Pré ; il voyait sans cesse apparaître et tourbillonner autour de lui, comme les nuées d’âmes de l’enfer du Dante, les jolies Acadiennes : elles allaient et venaient les bras entrelacés ; dans leur démarche folâtre, leurs têtes mutines se penchaient les unes vers les autres ; sous leurs petits bonnets blancs, leurs yeux se souriaient ; il devinait ce que voulaient dire le bruissement de leurs lèvres discrètes, les ricanements de leurs voix sonores… et moins que jamais il trouvait des amusements pour le jour suivant. Les sarcelles et les perdreaux avaient beau s’élever en volée à la suite de ses premières visions, il s’écriait d’impatience : « Mais on ne tue pas toute sa vie des sarcelles et des perdreaux ! »

L’homme ne naît ni duc, ni lord, ni même essentiellement Anglo-saxon ; qu’il soit conçu sous la pourpre, ou reçu dans des langes en lambeaux, cela ne met rien de différent dans son cœur : ce cœur est toujours celui d’un enfant d’Adam.

Jetez un homme dans un désert, qu’il soit roi de Rome ou du Bengale, s’il en rencontre un autre, il ne lui demandera pas quels sont ses armoiries et son drapeau, avant de se précipiter sur son sein ; il lui suffit de savoir qu’il a des pensées et des sentiments humains qui répondent à ses sentiments et à ses pensées.

George ne fit pas tout à fait cette réflexion ; mais ses instincts naturels et caractéristiques lui en firent sentir vivement la vérité, et il se mit à se parler confidentiellement : – Ces gens sont bons, intelligents, affables ; ils aiment la gaieté, ont des mœurs faciles : il n’y a qu’à les bien traiter pour s’en faire des amis et arriver à leur intimité. Les filles sont bien tournées, elles aiment le plaisir, n’ont pas une horreur très marquée pour les garçons de vingt à vingt-cinq ans ; elles paraissent avoir le cœur fait exactement sur le modèle commun : un salut bien intentionné, une attention obligeante en passant, quand on connaîtra bien le papa et la maman ; puis, un petit présent de monsieur le lieutenant, aujourd’hui ; une course dans la voiture de monsieur le lieutenant, demain ; un cotillon dansé sur l’herbe avec monsieur le lieutenant, un autre jour, cela ne peut pas manquer d’avoir son effet !… Mais diable ! comment pourrai-je jamais me démener aussi dru que ces gars du village ?… Bah ! j’apprendrai… cela ne doit pas être si difficile de se frotter ainsi les pieds. Et le jeune officier, revenu en humeur, se mit à exécuter, sur-le-champ, une bourrée fougueuse, capable d’ébranler la maison.

Butler, éveillé en sursaut, dans la pièce voisine, lui envoya à travers la cloison un go to hellqui ne fit qu’animer l’exercice. Étant à bout d’haleine il s’arrêta, presque satisfait, mais épuisé :

« Il me fallait toujours voir, reprit-il, combien on peut vivre de temps en allant d’un pareil train : bravo ! monsieur le capitaine, il y a de la vertu dans vos jambes ! Ce n’est pas mal débuter ; d’ailleurs un peu de gaucherie et d’inexpérience a son mérite auprès des belles, de même qu’un brin d’extravagance a souvent des succès. Une idée ! Si j’avais des chevaux ! Deux beaux chevaux fringants, des harnais éclatants, une voiture attrayante me suffiront. Je parle le français et s’il fallait tourner une galanterie, j’en sais quelque chose aussi. Il est vrai que je suis protestant… tiens, protestant, moi ?… mais je n’y avais pas songé… C’est que je ne suis pas bien sûr si je suis protestant après tout ; je n’ai jamais détesté les catholiques… Bah !… je ne crois guère qu’en mes vingt-cinq ans, et mon culte, c’est le plaisir : il s’agit pour le moment de ne pas me laisser sécher d’ennui sur ces rivages comme les morues que j’ai vues tout à l’heure étendues sur le sable… À demain donc la chasse aux belles ! » fit-il en accrochant sa carabine à son clou, avec sa gibecière.

Après ce monologue, George se mit à regarder dix portraits d’êtres adorés distribués sur le mur autour de son lit et suspendus par des mèches de cheveux de différentes couleurs. Ce n’étaient pas des portraits de famille. Tout en se préparant à se mettre au lit, il clignait de l’œil à l’une de ces images, faisait un grand salut à une seconde ; une révérence profonde à une troisième ; envoyait un baiser de la main, puis une moue caressante, puis un soupir entrecoupé, puis un gémissement prolongé, modulé sur une gamme chromatique, au reste de la série. Durant ces démonstrations expressives il récitait la kyrielle suivante : – Good night,Ketty la blonde ; good night,Éva la nocturne ; bonsoar,Clara la langoureuse ; buona notte,Francesca bella ;bonne nuit, Laura la lutine, et caetera.Il n’en oublia pas une. À la dernière, sa toilette de nuit était complète et il se jeta tout d’une pièce sur son grabat, en lançant du pied ses deux pantoufles sur la cloison de Butler, à peu près à l’endroit où il le savait couché. Ces pantoufles étaient dépareillées : l’une était un souvenir de Ketty, l’autre de Clara ; dans ses nombreux déménagements, il avait confondu ces deux œuvres également chères.

À peine, était-il tombé à la renverse qu’il lui vint une idée : – Tiens ! mais je n’ai pas choisi la place où je pendrai mes Acadiennes : voyons. Et la bougie se rallume, George retombe sur ses jambes et il reprend son discours : – Voilà tout juste l’espace ; entre ma nocturne et ma langoureuse ; ces petites paysannes françaises sont fraîches et riantes comme le matin ; leurs bonnets blancs, leurs fichus de dentelle, leurs corsets discrets, tout cela va faire un contraste charmant dans ma collection : jusqu’à leurs noms qui viendront mettre un peu de variété dans mon catalogue : les terminaisons en acommençaient à me donner sur les nerfs ; Suzette, Charlotte, Zabelle, comptons-en trois, pour le moment ; si je passe deux ans ici, c’est raisonnable.

Puis, avisant trois clous dans un de ses tiroirs, il se met à les ficher à grands coups de marteau, toujours dans la cloison de Butler. Il n’avait pas fini qu’il entendit de l’autre côté un grognement terrible suivi du go to hellcaractéristique. Cette fois il crut plus prudent de se fourrer dans ses couvertures. Le colonel était à son second somme, les vapeurs de l’eau-de-vie devaient être passées, et il était homme à mettre son lieutenant aux arrêts pendant une semaine, pour avoir troublé son repos. Force fut donc à celui-ci de chasser toute nouvelle inspiration qui aurait pu lui venir et d’attendre tranquillement le sommeil. Pour le hâter il se contenta de penser à des souvenirs détachés dans le genre de ceux-ci : – Les cheveux blonds de Ketty, comme ils étaient soyeux ! tout le monde en voulait ; je serais curieux de savoir si elle a pu en conserver quelques-uns… il faut avouer que je n’ai pas eu les primeurs, et que la tresse de Richard était beaucoup plus grosse que la mienne. À cette époque, elle était tout cœur… et tout cheveux.

Et Laura, quelles dents elle avait ! des perles fondues avec des diamants dans la coupe enchantée de Cléopâtre ! C’est peut-être cela qui lui donnait tant appétit pour les pierres précieuses. La petite fée m’a ravi bien des rubis et des opales avec ces petites dents-là !

Clara, quelle bonne enfant ! elle aimait un peu trop le chant du rossignol, le roucoulement des colombes, le murmure des ruisseaux ; mais en revanche elle se contentait de si peu ! Une bonbonnière de temps en temps suffisait à l’alimentation de ce sentiment délicat.

Éva la nocturne avait aussi le tort d’aimer un peu trop les clairs de lune ; mais elle aimait également les officiers ; et sa manie avait cette singularité charmante, qu’un clair de lune sans officier, de même qu’un officier sans clair de lune, était toujours pour elle une jouissance incomplète ; il fallait que ces deux choses existassent simultanément pour réaliser son idéal de bonheur : on n’avait qu’une précaution à prendre, c’était de faire sa connaissance dans le croissant.

L’esprit de George continua pendant quelque temps à divaguer de la sorte au milieu de ses visions passées ; mais il vint un moment où les apparitions successives se confondirent dans sa mémoire sous les voiles magiques du sommeil, et il se trouva insensiblement transporté dans le domaine des songes. Son lit devint un esquif léger dans lequel il vogua doucement sur un lac d’eau de Cologne ; toutes les images du mur se changèrent en nymphes amphibies, avec des ailes de papillons et des queues d’anguilles. Clara, Ketty, Laura sillonnaient ainsi l’onde parfumée, plongées dedans jusqu’au cou, ce qui les habillait un peu plus que leur toilette de portrait ; elles étaient d’ailleurs devenues ridées et incolores, comme les fleurs d’un vieil herbier, et elles allaient à tous les vents, comme un feuillage tombé qui a fini de donner l’ombre et la fraîcheur. D’autres nymphes de la nature des Sylphides, plus gracieuses et plus séduisantes que les premières, vinrent aussi se jouer autour de ses voiles ; elles glissaient à la surface de l’eau, tourbillonnaient dans des rondes échevelées, tendaient vers lui leurs mains pleines de fleurs blanches, comme pour lui offrir des bouquets qu’elles ne laissaient jamais saisir. Après lui avoir fait éprouver un supplice de Tantale, elles s’élancèrent au loin en ricanant à la manière des jeunes filles qu’il avait vues le soir. Au bout de leur course, il sortit de la mer un grand monstre qui les avala. Cette bête hideuse ressemblait tellement à Butler que George lui lança de colère un terrible coup de poing qui vint encore ébranler la cloison du capitaine. Le lieutenant s’éveilla, c’était le matin.

À peine fut-il debout, qu’il alla donner l’ordre de lui faire venir de Boston deux beaux chevaux anglais, et de Liverpool une voiture.

Au déjeuner Butler s’informa, avec sa délicatesse ordinaire, si le diable avait visité cette maison de prêtres damnés, durant la nuit.

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