‹ Journal d’un voyageur pendant la guerreChapitre 90 sur 114 · 16.

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La peste bovine nous arrive. Plus de marchés. Beaucoup de gens aisés ne savent avec quoi payer les impôts. Les banquiers ne prêtent plus, et les ressources s’épuisent rapidement. La gêne ou la misère est partout. Un de nos amis qui blâme les retardataires finit par nous avouer que ses fermiers ne le payent pas, que ses terres lui coûtent au lieu de lui rapporter, et que s’il n’eût fait durant la guerre un petit héritage, dont il mange le capital, il ne pourrait payer le percepteur. Tout le monde n’a pas un héritage à point nommé. Comme on le mangerait de bon cœur en ce moment où tant de gens ne mangent pas !

On admire la belle retraite de Chanzy, mais c’est une retraite !

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