CHAPITRE II
LA JEWISH COMPANY
TRAITS PRINCIPAUX
La Jewish Company est en partie conçue d’après le modèle des grandes compagnies territoriales--une Chartered Company juive, si l’on veut. Seulement, elle ne jouit pas du droit de souveraineté et elle ne poursuit pas seulement des buts coloniaux.
La Jewish Company est constituée en société par actions sur la base subjective du droit anglais, en conformité des lois et sous la protection de l’Angleterre. Le siège principal est à Londres. Je ne saurais dire, présentement, à combien doit se monter le capital social. Nos nombreux spécialistes financiers en feront le calcul. Mais, pour ne pas employer des expressions vagues, j’en fixe arbitrairement le chiffre à un milliard de marks. Ce sera peut-être plus, peut-être moins. De la forme de l’opération financière par laquelle les fonds seront réunis--opération qui sera examinée plus loin--dépendra la fraction de la grande somme devant être effectivement versée lors de la mise en train.
La Jewish Company est une institution de transition. Elle est une entreprise purement industrielle, qui reste toujours soigneusement distincte de la Society of Jews.
La Jewish Company a tout d’abord la mission de liquider les biens immobiliers des Juifs qui se retirent. La façon dont cela est fait préserve des crises, assure à chacun ce qui lui appartient et rend possible cette migration intérieure des concitoyens chrétiens qui a déjà été indiquée.
AFFAIRES IMMOBILIÈRES
Les immeubles en question sont des maisons, des biens-fonds et la clientèle locale des maisons de commerce. Tout d’abord la Jewish Company se déclarera seulement prête à servir d’intermédiaire pour la vente de ces immeubles. Car, dans les premiers temps, les ventes des Juifs auront lieu de gré à gré et sans une grande baisse dans les prix. Les succursales de la Compagnie se transformeront dans chaque ville en bureaux centraux pour la vente des biens juifs. Chaque succursale ne prélèvera à cet effet que la commission nécessaire à son entretien.
Maintenant, il peut se faire que le développement de la situation produise une dépression des prix, et que, par suite, survienne une impossibilité de vente. Dans cette période, le rôle de la Compagnie, qui n’avait d’abord consisté qu’à servir d’intermédiaire pour la vente des biens, s’élargit. La Compagnie devient administratrice des immeubles abandonnés et attend, pour reprendre leur vente, une époque plus favorable.
Elle perçoit les loyers des immeubles, afferme les terres et institue des gérants pour les maisons de commerce, autant que possible également sous forme d’affermage, à cause des soins nécessités. La Compagnie aura partout tendance à faciliter à ces fermiers--des chrétiens--l’acquisition de la propriété. Elle pourvoira surtout entièrement, peu à peu, ses établissements européens d’employés et de représentants (avocats, etc.) chrétiens. Et ceux-ci ne devront aucunement devenir les valets des Juifs. Ils serviront pour ainsi dire de libre contrôle à la population chrétienne afin que tout s’y passe correctement, qu’il soit agi honnêtement et de bonne foi, et que nulle part ne se produise un ébranlement intentionnel dans le bien-être public.
En même temps, la Compagnie figurera comme vendeuse de biens ou plutôt comme échangeuse. Elle donnera une maison pour une maison, une terre pour une terre, et cela «là-bas». Il faut, autant que possible, que tout y soit transplanté comme si c’était «ici». Et, de ce fait, une source de bénéfices considérables et licites s’ouvre pour la Compagnie. Elle donnera «là-bas» de belles maisons modernes, pourvues de tout le confort, et de bonnes terres, qui coûteront cependant beaucoup moins cher, car elle aura acquis à bon marché le fonds et le tréfonds.