‹ L'homme à la moustache verteChapitre 2 sur 8 · II - III

II - III

Une heure plus tard, une ombre discrète, comme feu Tapinois lui-même, entre doucement dans la chambre. Qui soulève la plaque de la cheminée? Mystère!

Le petit Alcée dort paisiblement. Papa, car c’était peut-être bien lui, sort de la chambre. Puis on entend du bruit à côté. C’est papa et maman qui se couchent. Le bruit cesse, Papa et maman dorment.

Alors Alcée se lève à pas de loup, allume sa bougie, va jusqu’à la cheminée, soulève la plaque. Il fait un inventaire rapide.

--Les deux bouquins? J’en aurai quarante sous pièce, au Passage.

«La forge électrique, ça vaut un louis. J’en aurai facilement quatre francs en cette saison-ci. La machine à air comprimé, deux francs.

«Total: dix francs. Octavie II doit se balader dans le grand steeple de Pau. Je la ferai jouer à l’Agence par le petit garçon du bar. Ça rapportera facilement dans les 5 ou 6.»

Ce méditant, il prend les jouets et les livres, et va les cacher dans un placard, au fond d’un panier à linge sale. Comme la blanchisseuse n’est pas venue depuis cinq jours, il y a beaucoup de linge sale par-dessus.

Avant de se mettre au lit, Alcée bourre une petite pipe, et s’endort après quelques bonnes bouffées de caporal supérieur.

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