I.
Dès que la chambre de justice, par son arrêt du 20 décembre 1664, eut déclaré Fouquet atteint et convaincu d'abus et malversations par lui commises au fait des finances dans les fonctions de surintendant, et l'eut banni à perpétuité hors du royaume en confisquant tous ses biens, le roi jugea qu'il pouvait y avoir grand péril à laisser sortir ledit Fouquet hors du royaume, vu la connaissance particulière qu'il avait des affaires les plus importantes de l'État. En conséquence, la peine de bannissement perpétuel fut commuée en celle de la prison perpétuelle, et trois jours après l'arrêt rendu, Fouquet monta en carrosse avec quatre hommes, et partit escorté de cent mousquetaires, sous la conduite de M. d'Artagnan, pour être mené au château de Pignerol, où Saint-Mars devait le garder prisonnier.
On retint à la Bastille le médecin et le valet de chambre de Fouquet (Pecquet et Lavallée), de peur qu'étant en liberté ils ne donnassent avis de sa part à ses parens et à ses amis pour sa délivrance[83]. Mme de Sévigné écrivit à M. de Pomponne, le 22 décembre: «Si vous saviez comme cette cruauté paraît à tout le monde, de lui avoir ôté ces deux hommes: c'est une chose inconcevable; on en tire même des conséquences fâcheuses, dont Dieu le préserve; voilà une grande rigueur. Tantæne animis coelestibus iræ! Mais non, ce n'est point de si haut que cela vient. De telles vengeances rudes et basses ne sauraient partir d'un coeur comme celui de notre maître. On se sert de son nom et on le profane!» Ce fut pourtant le roi qui signa l'Instruction[84], datée du 24 décembre, et remise à M. de Saint-Mars, laquelle n'eût pas été plus sévère pour le Masque de Fer.
[83] Recueil des Défenses de M. Fouquet, 15 vol., 1665-1668, t. 13, p. 235: Relation de ce qui s'est passé dans la chambre de justice au jugement de M. Fouquet. Il y a une autre édition en 16 vol., 1696, sous ce titre: OEuvres de M. Fouquet.
[84] Cette pièce a été imprimée en partie, pour la première fois, dans le t. 6 des OEuvres de Louis XIV, p. 371. Elle y est précédée d'un Avis de l'éditeur, rempli d'aperçus neufs et piquans sur les causes du procès de Fouquet. M. Delort, dans le premier volume de l'Histoire de la détention des philosophes et des gens de lettres, p. 24 et suiv., réimprima en entier cette instruction dont l'original existe aux Archives du Royaume.
Cette Instruction défend «que Fouquet ait communication avec qui que ce soit, de vive voix ni par écrit, et qu'il soit visité de personne, ni qu'il sorte de son appartement pour quelque cause ou sous quelque prétexte que ce puisse être, pas même pour se promener;» elle refuse des plumes, de l'encre et du papier à Fouquet, mais elle permet que Saint-Mars «lui fasse fournir des livres, s'il en désire, observant néanmoins de ne lui en donner qu'un à la fois, et de prendre soigneusement garde, en retirant ceux qu'il aura eus en sa disposition, s'il n'y a rien d'écrit ou de marqué dedans;» elle charge Saint-Mars d'acheter les habits et le linge dont Fouquet aura besoin, et de lui choisir un valet qui sera pareillement privé de toute communication, et n'aura non plus de liberté de sortir que ledit Fouquet; elle assigne un fonds de six mille livres par an pour la subsistance de Fouquet et de son valet; elle autorise Saint-Mars à lui faire tenir un confesseur lorsqu'il voudra se confesser, «en observant néanmoins de n'avertir ledit confesseur qu'un moment avant qu'il doive entendre ledit Fouquet, et de ne lui pas donner toujours la même personne pour le confesser;» elle recommande enfin à Saint-Mars de tenir Sa Majesté avertie de temps en temps de ce que fera le prisonnier.
Dès que Fouquet fut arrivé à Pignerol le 10 janvier 1665 et enfermé dans le donjon, sous la garde de Saint-Mars, capitaine d'une compagnie franche d'infanterie composée de cinquante hommes, avec le titre de commandant de ce donjon en l'absence du gouverneur, le marquis de Piennes, les inquiétudes du roi et les précautions de surveillance s'accrurent successivement: Louvois, qui reçut la prison de Fouquet dans ses attributions de secrétaire d'état de la guerre, enjoignit à Saint-Mars d'envoyer des nouvelles toutes les semaines, quand bien même il n'aurait rien à mander[85].
[85] Lettre du 29 janvier 1665, dans le 1er vol. de l'Histoire de la détention des Philosophes, ainsi que les lettres dont j'ai extrait les phrases suivantes: on les trouvera sous leur date, sans qu'il soit nécessaire de renvoyer sans cesse à l'ouvrage ci-dessus.
La défiance de Louvois se porte sur tout, dans ses lettres à Saint-Mars:
«C'est à vous à veiller à ce que ceux qui approchent M. Fouquet ne se laissent pas corrompre, et que, quand même quelqu'un aurait assez de bassesse pour cela, il ne pût exécuter son mauvais dessein: il est nécessaire que vous empêchiez qu'il n'ait ni plume ni encre.» (10 février 1665.)
«Le confesseur, que vous avez choisi pour lui, a des talens qui ne doivent pas donner beaucoup de sujet de craindre qu'il lie quelque négociation contraire au service de Sa Majesté. Vous ne sauriez manquer de faire observer la conduite de cet ecclésiastique, pour reconnaître si les apparences ne sont point trompeuses.» (20 février.)
«Il n'y a point de difficulté à donner en même temps deux livres à M. Fouquet: ce que vous avez à faire observer est que ceux de qui vous les prendrez ne sachent point que ce soit pour lui, et que vous les visitiez ou fassiez visiter avant que de les lui donner.» (3 mars.)
«On est bien aise ici de voir que l'ecclésiastique que vous avez choisi (pour confesseur) soit de l'humeur que vous marquez. Vous ne sauriez mieux faire que de l'entretenir dans les sentimens où il est, et de lui promettre que Sa Majesté reconnaîtra ses services; et certainement, après les précautions que vous prenez, il semble que ce soit le seul homme qui puisse lui donner des nouvelles, s'il était assez infidèle pour le faire. Après ce que cet ecclésiastique vous a dit, vous avez eu raison de croire que M. Fouquet désire se confesser, plus pour apprendre des nouvelles que toute autre chose, et Sa Majesté souhaite que vous ne lui donniez cette permission que toutes les quatre bonnes fêtes de l'année et le jour de la Notre-Dame d'août... Il vaut mieux acheter qu'emprunter des livres pour lui... Lorsqu'il vous demande des lunettes d'approche, il a vraisemblablement dessein de s'en servir à quelque chose qui est contre le service de Sa Majesté: aussi ne veut-elle pas que vous lui en fournissiez. (24 avril; à cette époque la compagnie de Saint-Mars fut augmentée de dix soldats et d'un sergent.)
«Sa Majesté approuve que vous ayez refusé de lui donner un crayon.» (26 octobre.)
«Vous ne sauriez apporter trop de précautions pour empêcher que M. Fouquet n'écrive ou ne reçoive des lettres, et le roi approuvera toujours toutes celles que la raison voudra que vous pratiquiez pour vous empêcher d'être trompé.» (13 novembre.)
«Le roi approuve les diligences que vous faites pour ôter à M. Fouquet toutes sortes de moyens d'écrire, ni de recevoir des lettres, et trouvera bon toutes les précautions que vous croirez devoir prendre à l'avenir.» (12 décembre.)
«Vous devez faire savoir ici les moindres choses qui se passent au sujet de M. Fouquet, et lorsque vous croirez à propos de donner avis par avance de quelques précautions que vous voudrez prendre pour la garde de sa personne, vous le pouvez faire en toute liberté.» (26 janvier 1666.)
«Les gens qui sont dans la condition où il se trouve tentent toutes sortes de voies pour parvenir à leur fin, et les gens qui sont chargés de leur garde doivent prendre toutes sortes de précautions contre eux pour s'empêcher d'être trompés.» (3 mars.)
«Sa Majesté sera bien aise que de temps en temps vous mandiez ici de quelle manière vit le prisonnier; s'il supporte sa détention avec tranquillité ou avec inquiétude; ce qu'il dit et ce qui se passe dans sa garde.» (11 avril.)
«Si la maladie de M. Fouquet continuait, il serait juste de le faire assister de médecins et de chirurgiens du pays, mais bien assurément le médecin Pecquet ne lui rendra jamais ses services, soit dans sa profession, soit dans le métier d'un simple valet.» (4 juin.)
«Comme on pourrait, pour procurer à M. Fouquet sa liberté ou quelque soulagement, vous exposer des dépêches du roi ou des lettres de M. Letellier ou de moi, contrefaites, je vous prie de n'en exécuter aucune signée de lui ou de moi, qui ne soit écrite de sa main ou de la mienne, que vous pourrez confronter contre ces sept lignes qui en sont.» (4 juin.)
«Si M. Fouquet continue à vous demander des livres italiens, vous pourrez lui en faire venir de Paris ou de Lyon.» (18 juin.)
«Vous avez raison de dire qu'il est mal aisé de vous précautionner contre le prêtre qui confesse M. Fouquet, puisqu'étant seuls par nécessité, ils peuvent s'entretenir ensemble des choses qui ne regardent point la confession; mais, puisque le confesseur est homme de bien ou que vous le croyez tel, vous devez avoir en quelque façon l'esprit en repos. A votre imitation, je me défie de tout.» (30 juin.)
«Il est inutile que je vous explique toutes les précautions que Sa Majesté prend pour la sûreté du prisonnier durant sa marche (Fouquet avait été transféré de Pignerol au fort de Pérouse pendant les réparations du dégât fait par la foudre dans sa prison), et pour sa garde durant sa détention.» (17 juillet.)
«Si après la guérison du valet de M. Fouquet, il ne veut plus continuer ses services au prisonnier, la prudence veut que vous le reteniez dans le donjon trois ou quatre mois, afin que, s'il avait agi contre son devoir, le temps fasse rompre les mesures prises avec M. Fouquet.» (23 septembre.)
«Comme vous me marquez que M. Fouquet profite de ses vieux habits pour se concilier le valet qui est auprès de lui, le roi désire qu'à mesure que vous lui en fournissez de nouveaux, vous donniez ceux qu'il quitte aux pauvres.» (23 octobre.)
«Le roi estime que l'on ne peut mieux faire que d'enfermer avec M. Fouquet deux valets qui ne sortiront que par la mort. Les avantages que vous tirerez de ces deux valets ainsi renfermés, sont qu'ils pourront se veiller l'un l'autre et que vous connaîtrez, en les questionnant ou par les rapports qu'ils vous feront, s'ils vous disent vrai.» (14 février 1667.)
«Votre lettre du 29 du mois passé m'apprend la continuation et l'état de la maladie de M. Fouquet. Je vous prie de continuer à m'en informer par tous les ordinaires. En faisant ce qui peut lui être utile, vous ne devez pas négliger la moindre des choses qui peuvent aller contre la sûreté de la garde de sa personne.» (9 octobre 1668.)
«Vous avez bien fait de ne pas donner aux Récollets la pistole que le valet de M. Fouquet vous a prié de leur délivrer par charité, puisque vous appréhendez qu'il n'y ait à cela quelque mystère.» (26 mars 1669.)
«Il faut vous consoler du chagrin que M. Fouquet peut avoir contre vous des nouvelles précautions que vous avez prises pour la sûreté de sa garde.» (22 avril 1669.)
«Vous avez découvert que vos soldats avaient commerce avec M. Fouquet: il faut qu'il y ait encore quelque chose de plus que ce que vous me mandez qu'ils vous ont avoué; car il n'aurait pas fait donner six pistoles à un soldat qu'il nommait par son nom, s'il ne lui eût auparavant rendu quelque service. Le roi ne fera aucune difficulté de vous permettre de faire justice de vos soldats en assemblant vos officiers et sergens; et s'il n'y a point de preuves assez sûres pour punir un crime de cette qualité à l'égard du valet, vous ne pouvez que le bien maltraiter et l'enfermer pour long-temps. Cependant vous ferez fort bien de mettre les fenêtres de M. Fouquet en état que pareille chose ne lui puisse plus arriver, et veiller toujours si exactement, qu'il ne puisse rien voir sans que vous le découvriez.» (7 décembre.)
«Il faut faire une grille, vis-à-vis de chacune des fenêtres de votre prisonnier, qui soit en demi-cercle en saillie hors du mur extérieur de deux ou trois pieds, et entourer chacune desdites grilles d'une claie fort serrée, et assez haute pour empêcher qu'il ne puisse voir autre chose que le ciel; et quand il sera nuit, que vous fassiez descendre des nattes dessus ses fenêtres, que vous relèverez à la pointe du jour: ainsi l'on ne pourra plus lui faire signe, ni lui en faire faire à qui que ce soit, et il ne pourra plus rien jeter ni recevoir.» (17 décembre.)
«Il faut observer que si vous donnez à M. Fouquet des valets que l'on vous amènera d'ici, il pourra bien arriver qu'ils seront gagnés par avance, et qu'ainsi ils seraient pis que ceux que vous en ôteriez présentement.» (1er janvier 1670.)
«Les précautions que vous avez résolu de prendre pour empêcher que M. Fouquet ne donne de ses nouvelles à personne, ni n'en reçoive de qui que ce soit, sont bonnes.» (16 janvier 1670.)
«La punition que vous avez fait faire des cinq soldats qui vous avaient trahi ne saurait produire qu'un très-bon effet.» (26 janvier.)
«J'ai reçu le plan des jalousies que vous faites faire pour les fenêtres de M. Fouquet; ce n'est pas comme cela que j'ai entendu qu'elles doivent être, mais bien des claies ordinaires qu'il faut mettre autour des grilles, en saillie et en hauteur nécessaire pour empêcher qu'il ne voie les terres des environs de son logement.» (28 janvier.)
«Je vous prie de visiter soigneusement le dedans et le dehors du lieu où M. Fouquet est enfermé, et de le mettre en état que le prisonnier ne puisse voir ni être vu de personne.» (26 mars.)
«Votre lettre du 5 de ce mois me fait connaître que M. Fouquet désirerait lire la Bible. Vous pouvez lui en acheter une et même les livres pour l'usage de son valet, ne doutant pas que, avant de les leur délivrer, vous ne vous précautionniez.» (14 juillet.)
«Vous jugerez facilement par la grandeur du mémoire du sieur Pecquet, pour la composition de l'emplâtre que M. Fouquet demande, qu'il n'a pu le faire dans mon cabinet, en ma présence, et qu'il l'a dressé chez lui; cette raison m'oblige de vous dire qu'aussitôt que vous l'aurez reçu, vous en fassiez une copie bien exacte, et en montriez l'original à M. Fouquet, et que vous en collationniez avec lui la copie, laquelle vous lui laisserez, et brûlerez ensuite l'original; par ce moyen, ledit sieur Fouquet, l'ayant vu, n'aura aucun doute; et vous, l'ayant brûlé, n'en aurez aucune inquiétude.» (13 décembre.)
«Sa Majesté, que l'on pourrait voir, a empêché que M. de Lauzun (nouvellement arrivé à Pignerol) ne puisse parler à M. Fouquet par la même cheminée.» (20 décembre 1671.)
A la fin de l'année 1672, la prison de Fouquet commença de s'adoucir; on lui rendit une lettre de sa femme avec permission d'y répondre en présence de Saint-Mars; dès lors, d'autres lettres de Mme Fouquet lui parvinrent de même par l'entremise de Louvois, qui faisait examiner et visiter ces lettres soumises à des analyses chimiques pour qu'on n'y pût cacher quelque écriture faite avec une encre invisible.
Fouquet obtint successivement d'écrire au roi et à Louvois; d'être instruit des principaux événemens politiques; de recevoir par écrit les consultations de son médecin Pecquet et de plusieurs praticiens de Paris; de prendre l'air, de deux jours l'un, pendant deux heures chaque jour, sous la menace de retourner dans sa chambre pour toujours, s'il essayait de lier des intelligences avec quelqu'un; de communiquer avec le comte de Lauzun, prisonnier d'état comme lui à Pignerol; de lire le Mercure galant; d'adresser des mémoires cachetés au roi; de jouer et converser avec les officiers de Saint-Mars à tous les jeux honnêtes qu'il pouvait désirer; de se promener dans l'étendue de la citadelle, accompagné de quelques soldats; de dîner avec Mme de Saint-Mars, quand même il y aurait des étrangers; de passer des matinées et des après-dîners, enfermé dans son appartement, en compagnie des officiers de la garnison du château; enfin, d'embrasser sa femme, ses frères et ses enfans[86].
[86] Tous ces faits résultent de la correspondance secrète de Louvois, publiée par M. Delort, et notamment d'une lettre du 1er novembre 1677 et d'un mémoire du 18 janvier 1679.
Mais nonobstant ces adoucissemens progressifs dans la captivité de Fouquet, la surveillance de Saint-Mars était aussi active et aussi minutieuse.
Fouquet ayant demandé la permission d'écrire une pensée qu'il avait, laquelle, disait-il, serait fort utile au service du roi, Saint-Mars lui donna six feuilles de papier, après avoir tiré de lui parole de les rendre écrites ou blanches au bout de quatre jours, pour les cacheter et les adresser au roi. (30 janvier 1673.)
Fouquet ayant désiré savoir des nouvelles, Saint-Mars fut autorisé à lui en dire du progrès des armes du roi, sans que cela s'étendît à autre chose, sous quelque prétexte que ce fût. (2 juillet 1673.)
Fouquet ayant voulu avoir du thé, on le lui envoya de Paris, mais Saint-Mars eut soin d'enlever la boîte, après l'avoir vidée devant lui, ainsi que le papier et le plomb qui enveloppaient le thé. (Novembre 1677.)
Louvois écrit à Saint-Mars: «Vous ne devez point donner d'autres lettres à M. Fouquet que celles que je vous adresse dans mes paquets avec une de moi.» (13 mars 1679.) «Il est à propos que M. d'Herleville (gouverneur de la ville de Pignerol) et sa femme ne rendent visite à M. Fouquet que trois ou quatre fois l'année; à l'égard du père jésuite qui vous est suspect, ne souffrez point qu'il entre dans le donjon.» (23 octobre.) «Vous répondez toujours à Sa Majesté de la sûreté de la personne de M. Fouquet.» (18 décembre.) «Je crois devoir vous répéter que les ordres de Sa Majesté restreignent les visites qui peuvent être rendues à votre prisonnier, aux officiers et habitans de la ville et de la citadelle.» (25 décembre.)
On voit évidemment dans la correspondance de Louvois qu'en 1679 on accordait un peu plus de liberté à Fouquet, mais qu'on n'épargnait rien pour l'empêcher de parler sur certains sujets que le roi avait fort à coeur: l'épée de Damoclès était sans cesse au-dessus de sa tête!