‹ L'île des rêves: Aventures d'un Anglais qui s'ennuieChapitre 31 sur 35 · VII

VII

Où l'on montre la clef de cette histoire.

La señora Mendez avait fini, elle se tut; mais ses regards animés et sa lèvre qui frémissait doucement semblaient assez dire qu'elle aurait pu continuer quelque temps encore le commentaire qui intéressait si fort son auditoire.

Le plus ému des auditeurs était sans contredit Stanislas Robert, quoique sir Olliver eût laissé échapper plusieurs fois des petites exclamations qui trahissaient un assez vif plaisir. L'Anglais avait peut-être pensé que la compagnie de la señora Mendez devait être un puissant remède contre la monotonie de l'existence; mais pour avoir le droit d'accompagner fructueusement la belle Espagnole, il fallait obtenir d'elle le soin de cacheter le paquet qui renverrait la clef symbolique à M. Mendez, et sir Olliver ne se sentait pas des dispositions assez énergiques à cet égard; il doutait d'ailleurs de l'accueil qui pouvait être fait à ses hommages.

Stanislas Robert, qui avait déjà reçu dans ses promenades la primeur des confidences de la belle naufragée, était plus vaillant et ressentait un enthousiasme plus actif.

Un silence de quelques secondes suivit le récit de la señora Mendez. Ce fut madame Vernier qui le rompit:

--Le naufrage a-t-il modifié vos dispositions poétiques? demanda-t-elle avec un sourire plein de malice.

--Le naufrage les a interrompues, répliqua l'Espagnole. Mais je m'interroge sévèrement depuis quelques jours, et j'hésite à continuer cette course à travers le monde. Le but n'est peut-être pas devant moi; il est peut-être resté en Espagne.

--Ainsi, dit Ottavio, à son tour, avec une curiosité compatissante, M. Mendez ne recevra pas la clef?

Dolorida ne put s'empêcher de rougir; elle regarda le jeune peintre français à la dérobée, et reprit avec une mélancolie qu'on n'eût pas soupçonnée quelques jours auparavant:

--Je ne suis pas assez guérie de la passion du jeu pour ne pas m'en rapporter, dans une certaine mesure, aux hasards des événements. Je n'ai pas dit que j'étais prête à aimer mon mari. Je ressens même parfois contre lui des mouvements de rancune et de haine qui me prouvent bien que mon sang ne s'est pas encore refroidi dans ce bain de l'exil. Je doute, j'attends, mais j'espère.

--Vous avez raison, dit à son tour le docteur Frantz, espérez! l'amour trompe moins que le jeu.

--Mesdames et messieurs, se hâta de dire Stanislas Robert, qui craignait qu'on n'exerçât une pression fatale à ses intérêts sur l'âme de la señora Mendez, ne soyons pas indiscrets; prenons l'histoire qui vient de nous être racontée, comme nous avons accueilli le conte bleu de mon ami Ottavio, pour une histoire de fantaisie, et ne forçons pas l'auteur à nous en dire plus qu'il n'a voulu en laisser voir.

--Sans doute, repartit madame Vernier; puisque nous sommes le public, nous n'avons pas le droit de savoir toute la vérité. Mais alors je demande qu'on dégage la moralité du conte.

--A une condition, s'écria Stanislas, c'est qu'on ne prétendra pas que l'histoire de la señora Mendez prouve les inconvénients du jeu. Ce serait une moralité trop banale et trop facile à trouver.

--Moi, je pense, dit sir Olliver, qu'il faut conclure de ce récit que l'ennui est dans tout et partout. La señora n'a pris les cartes que pour échapper au spleen.

--Au spleen ou au mariage? dit Ottavio.

--Ces deux défauts se comprennent et s'engendrent tour à tour, répliqua Stanislas.

--Pourquoi M. Mendez eut-il l'idée d'empêcher la señora de se jeter dans le Mançanarez? reprit l'impitoyable madame Vernier, qui entrait décidément en hostilité légère contre l'Espagnole.

--Par humanité, dit Ottavio.

--Par amour, dit Frantz.

--Par caprice, dit sir Olliver.

--Par tout cela à la fois, dit Dolorida. Homme de tête et d'imagination, le señor Mendez se dit sans doute que je valais la peine d'être conservée, que je pourrais être une très-agréable épouse de journaliste et de député. Il est excusable de m'avoir sauvée: je ne le suis pas, moi, de l'avoir écouté. J'ai ajouté l'ingratitude à la collection des petits défauts que je lui apportais en dot.

--Vous n'avez pas été ingrate, dit avec feu Stanislas Robert. Vous n'aimiez plus le jeu quand vous l'avez épousé. C'est lui qui vous a donné le prétexte, et c'est lui, d'ailleurs, qui n'a pas su fournir d'aliment assez actif à l'ardeur de votre esprit, à la flamme de votre coeur.

--N'en dites pas trop de mal, dit la señora Mendez en souriant, vous iriez contre votre but. Je suis redevenue joueuse parce qu'il n'y avait pas au monde un état, une position qui pût m'empêcher de le redevenir. Un enfant peut-être m'eût préservée; mais ni le ménage, ni la politique, ni le monde ne pouvaient me garantir.

--Je ne vois toujours pas poindre la morale, dit avec insistance la jeune Française.

--Eh, mon Dieu! répondit avec impatience Stanislas Robert, la morale, ce sera, si vous voulez, le conseil donné à toutes les femmes d'être coquettes, frivoles, de tromper et d'amoindrir leur esprit par des petits commérages, par des petits soins de toilette, quand elles veulent rester honnêtes, plutôt que de s'exposer aux orages des passions.

--La morale, dit Frantz, c'est de ne se marier que quand on s'aime, et c'est de préférer la mort au mariage sans amour.

--A moins, repartit Ottavio, que ce ne soit la recommandation expresse de faire faire deux clefs à la porte de sa chambre.

--La morale, je vais la donner, moi, interrompit la señora Mendez: c'est d'élever les enfants dans l'amour du travail et du devoir; et si cette morale ne vous satisfait pas, de grâce, ne m'en demandez pas une autre et n'en cherchez pas d'autre. Je vous ai fait passer une heure sans trop d'impatience; ce triomphe me suffit. Ne me le gâtez pas par vos questions et par vos épigrammes.

--Voilà qui est parfaitement conclu, dit Stanislas Robert, et je crois que madame Vernier voudra bien venger demain les Françaises des reproches que la señora leur a adressés en passant.

--Moi, monsieur, je ne raconte pas ma vie, riposta d'un air mutin la jeune veuve.

--Vous aimez mieux, sans doute, la méditer, n'est-ce pas?

--Non, répondit gaiement la Française, je n'ai pas eu de sombres aventures. Je me suis mariée de propos délibéré, et je n'en ai pas agi plus sagement pour cela. Mais comme mon mari n'était pas farouche, je lui riais au nez, pour exhaler mon dépit, et je le faisais doucement enrager, pour me venger sur lui de ma maladresse. Mon ménage fut une comédie bourgeoise entremêlée de couplets. M. Vernier est seul coupable du dénoûment un peu lugubre; il est mort tout naturellement; mais ma famille et nos amis ne m'eussent jamais pardonné de ne l'avoir pas pleuré. D'ailleurs mon tyran était un brave homme. Je perdais avec lui un interlocuteur commode: je le regrettai donc en conscience. Ma fortune fut compromise par les timides spéculations de mon mari. Il n'était pas joueur et il considérait la Bourse comme un endroit malhonnête. Si bien qu'en refusant de se livrer aux chances hasardeuses qui décuplaient et centuplaient la fortune de nos voisins, mon mari fut obligé de s'en tenir aux affaires timides et parfaitement sûres. Je n'ai jamais bien compris comment il se fit que toutes les affaires sûres devinrent mauvaises, et comment l'argent honnêtement placé fut maladroitement perdu. Il paraît que tout cela est logique. Je me trouvai veuve et à demi ruinée. Je voulus essayer de redevenir riche à moi seule. Je n'avais pas de liens qui me retinssent en France. Je n'avais ni donné, ni vendu, ni prêté les clefs de mes appartements.

--Oh! oh! voici une allusion, interrompit Stanislas Robert.

--Soit, et de mauvais goût, si vous voulez, ce qui vous prouve que je n'ai pas la science du récit. Je partis pour les pays les plus extravagants. On m'assurait qu'il était facile, avec une jolie voix et quelques talents inutiles, d'y refaire fortune; je m'embarquai. Je n'ai pas trop à me plaindre jusqu'ici. J'ai vu la mer beaucoup mieux que je ne l'avais vue à Dieppe ou au Havre. J'ai eu un joli naufrage; je suis tombée dans une île où les indigènes brillent par leur absence. Je n'ai pas encore été contrainte à manger quelque chose de mes compagnons d'infortune. Tout est donc pour le mieux, et je ne réclame pas. Mais vous voyez qu'à moins de vous raconter l'histoire de la _Belle au bois dormant_ ou l'_Oiseau bleu_, je n'ai absolument rien dans mes souvenirs qui puisse vous émouvoir ou vous attendrir.

--Hum! dit Stanislas Robert, qui s'efforçait de venger la señora Mendez des petites flèches que lui avait décochées madame Vernier, voilà un récit bien succinct, bien écourté. Il est impossible qu'une existence de Parisienne n'ait pas plus d'épisodes.

--Les épisodes! ce sont les friandises qu'on garde pour les amis, reprit madame Vernier.

Une réclamation générale et bruyante accueillit cette nouvelle boutade.

--Nous sommes tous vos amis! nous avons tous fait un pacte! s'écria le peintre. Madame, vous introduisez la discorde.

--Oh! je m'entends, répondit la jeune veuve; et sans méconnaître la parfaite courtoisie de ces messieurs, l'obligeance de ces dames, je puis faire mes réserves quant aux sentiments spontanés et volontaires. Nous sommes amis par nécessité.

--Parbleu! c'est la bonne, c'est la plus solide amitié! dit Ottavio.

--Sans aucun doute; mais excusez-moi, mes bons et chers amis, ce n'est pas à cette amitié-là que j'entends raconter les petits mystères de mon existence peu mystérieuse.

--Ainsi, vous me blâmez, madame, demanda fièrement la señora Mendez.

--Non, certes, madame. Je vous remercie, au contraire; seulement, nous autres Parisiennes, nous avons la coquetterie des réticences, et je ne suis pas assez certaine de ne plus revoir le monde civilisé pour m'en départir.

--Il est impossible pourtant que vous manquiez aux engagements pris envers la communauté, dit Stanislas. Chacun de nous a solennellement promis une histoire ou un conte.

--Eh bien! moi, je m'engage pour un intermède; quand chacun aura payé sa dette, nous verrons.

--Allons! je ne m'étonne plus de vos instincts politiques. Vous êtes habile à tourner autour d'un serment. Heureusement que sir Olliver est là pour donner l'exemple de la fidélité à la foi jurée. C'est à votre tour, milord. Préparez-vous pour demain.

--Oh! oui, je me préparerai; mais j'ai besoin de beaucoup de préparation.

--Alors, mon cher monsieur Frantz, je ne vois plus que vous qui puissiez nous tirer d'embarras.

--Je ne me défendrai pas, répondit l'Allemand avec un sourire. J'acquitterai ma dette, à une condition, c'est que je paierai pour deux, et que madame, ajouta-t-il en désignant sa compagne, sera libérée par mon récit.

--Quel dévouement! dit en riant madame Vernier. Ce n'est pas vous, sir Olliver, qui offririez de payer pour moi?

--Donnez-moi ce droit-là, madame, et je me charge de toutes vos dettes.

La jeune veuve regarda l'Anglais avec un coup d'oeil de côté et un sourire plein d'_épisodes_; mais elle ne répliqua pas.

--Nous consentons, mon cher Frantz, à l'arrangement proposé, dit Stanislas Robert. Heureuse la femme qui peut rester muette, parce que tous les rêves de son coeur sont devinés et traduits par un interprète.

--Vous voyez que je fais bien de ne pas parler, interrompit madame Vernier.

--Et j'ai eu tort sans doute de raconter mon histoire? demanda la señora Mendez.

--En aucune façon, mesdames. J'excuse, j'approuve le mutisme, mais à la condition d'un interprète. Quel est le vôtre, madame Vernier? En aurez-vous un, señora?

Au lieu de répliquer et de prolonger cette petite chicane, les deux dames se levèrent, la jeune veuve avec une sorte de dépit, l'Espagnole avec une mélancolie souriante. Puis chacun devint libre et l'on se dispersa.

Sir Olliver était allé au buffet. Ottavio et Stanislas Robert restèrent seuls un moment.

--J'imagine, dit l'Italien, que c'est toi qui renverras la clef?

--Bah! répondit Stanislas en rougissant un peu et en haussant les épaules, peut-on savoir au juste ce qui se passe dans ce coeur profond? J'ai peur de lui parler d'amour, à cette femme étrange, car elle serait capable de profiter du conseil pour aimer son mari.

--Cela ne prouverait pas en faveur de ton éloquence.

--Cela prouverait, au contraire, que je suis trop persuasif. Il y a en elle une lutte du devoir et de la passion qui finira par un accord harmonieux de l'un et de l'autre.

--Il faudrait, dit Ottavio avec un petit soupir complaisant pour son ami, qu'elle devînt veuve.

--Ah! mon cher, tu souhaites tout simplement l'idéal.

--A propos de veuve, reprit gaiement Ottavio, à qui donc en veut madame Vernier?

--Si ce n'est pas à sir Olliver, c'est à toi, répondit le peintre.

--Oh! moi, je n'ai rien de galant à dire, et je n'ai rien de rassurant à offrir. L'Italie, cette terre des amoureux et des nouveaux époux, est la seule terre qui me soit fermée. Quant à l'avenir, qui peut le connaître? Madame Vernier est une Parisienne, et le goût du romanesque ne s'étend pas pour elle au delà des excentricités d'un Anglais fort honnête et fort riche. C'est elle qui désennuiera sir Olliver. Quant à moi, tu sais bien à qui je suis fiancé et quelles sont mes amours.

Stanislas serra la main de son ami, et comme il voyait la señora Mendez se promener seule, il pensa que le moment était opportun pour s'assurer de la vérité des prévisions d'Ottavio ou de la réalité de ses craintes personnelles. Ottavio le suivit du regard.

--Ils sont heureux, ces Français! murmura-t-il; ils peuvent aimer plusieurs choses à la fois. C'est pourtant un bon patriote que Stanislas Robert!

Et le pauvre exilé s'en alla tout seul le long du rivage; mais il n'y fut pas longtemps sans rencontrer madame Vernier, qui essayait de se faire une lorgnette avec ses deux jolies petites mains arrondies en tube et placées l'une au bout de l'autre, et qui regardait vainement à tous les coins de l'horizon.

--Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir? demanda Ottavio.

--Vous connaissez vos auteurs, dit madame Vernier. Hélas! non, monsieur, je ne vois rien.

--Quelle impatience vous avez de quitter cette île?

--Il ne faut pas abuser de la poésie, répliqua la veuve; c'est une crème qui plaît comme dessert, qui ne suffit pas comme aliment solide. Or, je vous avoue que le Décaméron sentimental que nous avons entrepris finit par me lasser. Je voudrais des émotions plus solides.

--C'est singulier! vous paraissiez si résolue avant que madame Mendez n'entamât son histoire?

--Me croiriez-vous par hasard jalouse du succès littéraire de l'Espagnole?

--De son succès littéraire? non.

--Est-ce qu'elle en a d'autres? demanda madame Vernier en riant beaucoup trop pour rire de bonne humeur.

--Avouez que vous n'aimez pas madame Mendez?

--Oh! mon Dieu! je serai franche, et...

--Les Françaises le sont toujours quand il s'agit de haine.

--Merci du compliment. Eh bien, je le mériterai. Je ne nie pas que cette belle dame aux grands yeux jaunes, qui mêle la dévotion, le jeu, à je ne sais quelle vague aspiration, m'irrite un peu les nerfs. Avez-vous entendu comme elle traitait les Françaises?

--Ah! ah! c'est par esprit national que vous ne l'aimez pas!

--Par esprit national et par esprit particulier. J'avais envie, quand on cherchait la moralité de son histoire, de regretter tout haut que le señor Mendez n'eût pas usé envers la señora des arguments qui avaient rendu si humble et si résignée la mère de Dolorida.

--Ah! madame, vous auriez manqué alors à l'esprit de votre sexe.

--Que voulez-vous? Cette dame n'y manque-t-elle pas, elle qui n'a vécu jusqu'ici que pour l'amour du roi de trèfle et l'amour du valet de carreau?

--Mais si elle se repent?

--Eh bien, alors, je me repentirai.

Ottavio s'amusa beaucoup des scrupules philosophiques de madame Vernier. Quand il l'eut quittée et quand il l'eut laissée sur la plage de l'île, regardant toujours l'horizon, il se dit à lui-même:

--Si nous restons ici huit jours encore, la guerre civile est déclarée! Pauvre île des Rêves, tu ne nous auras pas même donné l'illusion de la paix parmi sept naufragés! Il est vrai que, dans ce nombre, il y a trois femmes, et la proportion est bien forte pour l'harmonie.

Pendant que le jeune Italien se livre à ces réflexions et retrouve dans un désert un motif de désenchantement que la foule lui a fourni souvent, Stanislas Robert, qui a rejoint la belle Dolorida, cherche à espérer.

--Señora, j'ai une curiosité à satisfaire, bien bizarre et bien puérile.

--Laquelle, monsieur?

--Ne pourrais-je pas voir un instant, contempler pendant quelques minutes cette fameuse clef dont il a été question?

--En effet, dit la señora Mendez, la curiosité est enfantine; mais on ne refuse rien aux enfants: voici cette clef.

--Ah, mon Dieu! comme la serrurerie est peu avancée en Espagne! Elle est horrible et pesante, cette clef-là. Et vous portez ce joyau-là sur vous?

--Il ne me quitte pas.

--Vous quittera-t-il?

--Je n'en sais rien; mais que vous importe?

--Il m'importe beaucoup, reprit avec chaleur le jeune peintre, qui se mit à plaider une cause dans laquelle il était évidemment trop intéressé pour être impartial.

Parvint-il à persuader? C'est ce que je ne saurais dire, ici et c'est ce que nous apprendrons peut-être avant de quitter les divers habitants de l'île des Rêves.

Le lendemain, on se réunit à l'endroit accoutumé pour entendre le récit de Frantz. On s'attendait à une histoire assez langoureuse, le jeûne Allemand devant parler en son nom et au nom de sa compagne. Nous allons savoir si l'attente universelle fut déçue.

Frantz était ému. Il regarda madame Carolina Brenner, comme un poëte regarderait sa muse, si l'invention des Muses n'était pas une hypothèse psychologique tombée depuis longtemps en désuétude et à laquelle les poëtes ont renoncé; puis il commença ainsi:

UNE HISTOIRE DE REVENANT.