L’AURORE
Sur l’océan pourpré glisse un grand voilier d’or; La pâle lune est morte au ciel de la montagne: O splendeur de la nuit où tu fus ma compagne Où j’ai pris dans mes bras la tiédeur de ton corps!
LE RÉVEIL
Lorsque je m’éveillai, désirant ton sourire, L’océan déchaîné balançait le navire! Ah! ce n’était qu’un songe «étrange et pénétrant»; Et l’aurore me vit plus pâle et plus souffrant!
HUITIÈME CHANT
D’UN BORD A L’AUTRE DE L’ATLANTIQUE
Dis-moi, quels songes d’or nos chants vont-ils bercer?
ALFRED DE MUSSET.