ÉPILOGUE.
Le bon curé fit donc à ses ouailles
Un beau sermon qui traitait de volailles
En général, et puis se reportant
Fort à propos au sujet des chouettes
Il leur disait : Barbares que vous êtes !
Ô scélérats ; enfin c’était touchant.
Ce sermon débité avec entraînement,
Et de même écouté avec recueillement,
Sur tous les assistans agit de telle sorte
Que l’on vit des hiboux cloués à chaque porte.
Et de tous les côtés ils avaient compris tous,
Qu’en disant scélérats, il parlait des hiboux.
Le curé confia notre pauvre chouette
À sa gouvernante Toinette
Qui la guérit fort bien, quand arriva Longchamps
On lui donna la clé des champs,
Pour la préserver toutes fois
Des gardes et gamins, engeance scélérate,
Toinette lui mit à la patte
Un bout de fil avec une petite croix.
Ami lecteur, je t’ai bien ennuyé, peut-être,
Tu étais averti, tu n’es pas pris en traître :
« On produit, on imprime et on lit tant et plus,
« Donc les mauvais écrits ont chance d’être lus. »
T’ai-je amusé ? Vrai, je m’en félicite,
De ta douce indulgence il faut te remercier ?
Car pour bon poète ou sorcier
Je ne crois pas que jamais l’on me cite.
FIN.