‹ La Duchesse de ChâteaurouxChapitre 27 sur 47 · Scène VII.

Scène VII.

LE ROI, LA DUCHESSE DE CHÂTEAUROUX, LE DUC DE RICHELIEU, LE COMTE DE MAUREPAS, LA DUCHESSE DE LAURAGUAIS, SEIGNEURS DE LA COUR, SUITE DU ROI.

RICHELIEU. Monseigneur l’archevêque est aux ordres de sa majesté.

MAUREPAS. Déjà le peuple remplit la place et le parvis de la cathédrale ; il fait retentir l’air des cris de : Vive le roi, vive le vainqueur de Courtray, de Menin ! Ah ! je puis l’affirmer, cet enthousiasme-là n’est pas de commande.

LA DUCHESSE, au Roi. Quel beau jour !

LE ROI. C’est à vous que je le dois. (Au comte de Maurepas.) Les princesses sont-elles averties ?

MAUREPAS. Toute la cour, réunie dans la galerie, est prête à suivre votre majesté ; moi seul lui demanderai la permission de ne pas l’accompagner ; les dépêches importantes qu’elle m’a confiées m’obligent à travailler pendant que tout un peuple va rendre grâce à Dieu de votre gloire, sire.

M DE LAURAGUAIS, bas, à sa sœur. Dieu sait ce qu’il fera pendant ce temps.

LA DUCHESSE, souriant. Une chanson contre moi, sans doute.

LE ROI, à Maurepas. Je ne puis que louer cet excès de zèle.

RICHELIEU. La ville de Metz espère que votre majesté daignera, au sortir du conseil, honorer le bal de sa présence.

LE ROI. Certainement ! une fête donnée par cette bonne ville où m’attendait tant de joie. Après le ciel, les affaires de l’état ; puis le reste du jour sera tout… (regardant la Duchesse) au plaisir.

Le Roi sort en donnant la main à la duchesse de Châteauroux, tous le suivent.

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