‹ La FéeChapitre 7 sur 12 · Scène VII.

Scène VII.

FRANÇOIS, YVONNET.

Yvonnet.

Saints du ciel ! il me laisse seul avec Merlin ! (Il regarde François du coin de l’œil.)

François.

Eh ! eh ! jeune homme !

Yvonnet, gracieusement.

Monsieur,… monseigneur… (À part.) Il va me changer en quelque espèce de bête.

François.

Approche. (Yvonnet s’approche à regret : François le regarde en souriant, il rit niaisement de son côté pour lui complaire. Le vieillard lui donne une légère tape sur la joue.)

Yvonnet, portant la main à sa joue.

Bon ! me voilà ensorcelé de cette joue-là !

François.

Comment t’appelles-tu ?

Yvonnet.

Yvonnet, monseigneur.

François.

Eh bien ! mon petit Yvonnet…

Yvonnet, fort troublé.

Il sait mon nom !… Ils savent tout, ces êtres-là !

François.

Veux-tu me faire un plaisir ?

Yvonnet.

Certainement, monseigneur. (À part.) Il va me demander quelque chose d’horrible. Mon âme va y passer.

François, montrant la table couverte des débris du dîner.

Prends cette table, et porte-la de l’autre côté.

Yvonnet.

Oui, monseigneur, (À part.) C’est une table magique… gare ! (Il prend la table avec inquiétude ; François ouvre les deux battans de la porte du fond ; Yvonnet dépose la table au dehors, et revient.)

François.

Et maintenant, Yvonnet…

Yvonnet.

Monseigneur ? (À part.) Aïe ! Voilà le paquet !

François, lui montrant une chaise.

Assieds-toi là, et repose-toi. (Yvonnet obéit avec anxiété. François le regarde gravement, Yvonnet est fasciné. Silence. Tableau. — Puis la porte latérale s’ouvre : Hector paraît, précédant, le flambeau à la main, et avec l’air du plus profond respect, mademoiselle Aurore de Kerdic.)

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