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Sous le joug des dictatures fascistes

Les effets de la dictature de Mussolini en ce qui concerne les femmes ont été moins frappants que ceux de la dictature hitlérienne, parce que la femme italienne vivait encore dans une condition très arriérée.

On sait comment le Droit romain traite la femme et combien les pays latins sont restés réfractaires à sa libération, sa libération politique surtout.

La femme italienne ayant peu de droits avait donc moins à perdre qu’une autre, politiquement, économiquement et socialement parlant.

L’inégalité des droits entre l’homme et la femme n’a d’ailleurs pas empêché celle-ci d’être aussi maltraitée que les hommes au cours des persécutions politiques : mort, brutalités, tortures physiques et morales scandaleuses, emprisonnements impitoyables, exil, rien ne lui a été épargné.

Àl’arrivée d’Hitler au pouvoir, la femme allemande avait, au contraire, conquis, au prix de longues années de luttes, des droits politiques ; elle jouissait de certains droits économiques et civiques : elle était électrice et éligible ; elle pouvait accéder à des postes administratifs importants, etc…

Que reste-t-il aujourd’hui de tout cela ?

Hitler, réalisant en quelques semaines l’œuvre destructrice que Mussolini a mis autant d’années à accomplir, a anéanti le résultat de longues années d’efforts persévérants, et les femmes ont été et restent au premier rang de ses victimes.

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