‹ La Panhypocrisiade, ou le spectacle infernal du seizième siècleChapitre 52 sur 80 · L'ENFANT. - L'ENFANT.

L'ENFANT. - L'ENFANT.

O ciel! pour mes parents exauce ma prière!

LE VIEILLARD.

Dieu! ne prive que moi de la douce lumière. L'âge a rendu mes jours ténébreux, incertains; Et mes enfants ont droit à de plus longs destins.

PULCRINE.

Quel tumulte!... on se bat ... force-t-on les passages? Va, mon fils, va jeter les yeux sur ces vitrages... Peut-être mon époux, dans la lutte engagé...

Voici de notre seuil le portier égorgé; Des hommes demi-nus, d'autres sous la cuirasse, Ma nourrice à leurs pieds, qui leur demande grace.

PULCRINE.

Viens, mon fils...

LE VIEILLARD.

O ma fille! où cours-tu sans appui?...

PULCRINE.

Je vais sauver Candor, ou mourir avec lui.

LE VIEILLARD.

M'abandonneras-tu? ma chère fille!... arrête! Hélas! n'expose encor ni ton fils, ni ta tête... On accourt ... c'est mon gendre! (Candor reparaît.)

PULCRINE.

Il n'est point immolé!