L'ENFANT. - L'ENFANT.
O ciel! pour mes parents exauce ma prière!
LE VIEILLARD.
Dieu! ne prive que moi de la douce lumière. L'âge a rendu mes jours ténébreux, incertains; Et mes enfants ont droit à de plus longs destins.
PULCRINE.
Quel tumulte!... on se bat ... force-t-on les passages? Va, mon fils, va jeter les yeux sur ces vitrages... Peut-être mon époux, dans la lutte engagé...
Voici de notre seuil le portier égorgé; Des hommes demi-nus, d'autres sous la cuirasse, Ma nourrice à leurs pieds, qui leur demande grace.
PULCRINE.
Viens, mon fils...
LE VIEILLARD.
O ma fille! où cours-tu sans appui?...
PULCRINE.
Je vais sauver Candor, ou mourir avec lui.
LE VIEILLARD.
M'abandonneras-tu? ma chère fille!... arrête! Hélas! n'expose encor ni ton fils, ni ta tête... On accourt ... c'est mon gendre! (Candor reparaît.)
PULCRINE.
Il n'est point immolé!