‹ La Panhypocrisiade, ou le spectacle infernal du seizième siècleChapitre 58 sur 80 · L'ENFANT.

L'ENFANT.

Ah! pourquoi coupes-tu ta belle chevelure, Ma mère?

PULCRINE.

O longs cheveux! inutile parure! La main de mon époux se plut à vous tresser; C'est autour de mon fils qu'il faut vous enlacer... Liez d'un nœud fatal et l'enfant et la mère... Pourquoi vivrions-nous? pour traîner sur la terre Les hideux souvenirs d'un père assassiné, D'un époux expirant, et d'un lit profané; Pour craindre de nos nuits la solitude sombre, Pour détester nos jours plus que l'horreur de l'ombre.. Que suis-je? que serai-je? et mon fils malheureux, Pourquoi vit-il?... Tout fut, tout sera sans nous deux. O fleuve, dans ton cours emporte notre vie!