‹ La Panhypocrisiade, ou le spectacle infernal du seizième siècleChapitre 59 sur 80 · L'ENFANT. - L'ENFANT. - L'ENFANT.

L'ENFANT. - L'ENFANT. - L'ENFANT.

Vas-tu donc te jeter?... ciel! en as-tu l'envie?... Sur le bord de ce pont ne t'incline donc pas... Tu m'entraînes ... je tremble...

PULCRINE.

Ah! reste entre mes bras, Reste, mon pauvre enfant! qu'est-ce qui t'épouvante?

Ce pont, cette eau profonde, et ta voix gémissante.

PULCRINE.

Ce bord te fait frémir ... viens, viens t'asseoir ici... Tu recules!...

Mon Dieu! ne souris pas ainsi.

PULCRINE.

Moi, sourire! Eh pourquoi? quand l'horreur m'environne. Vois cet embrasement qui sur les eaux rayonne... Il dévore nos biens, nos temples, nos palais... O mon mari! mon père! ô douleurs! ô forfaits! Pardonne, cher Candor! mais je ne peux te suivre: L'amour de notre enfant me force encore à vivre... Mais non, je te rejoins, j'obéis à ta voix! Le sein de l'Éternel nous recevra tous trois.