L'ÉRIDAN.
Ils traversent, hélas! sans vue et sans oreilles Le crystal de mes eaux, le jour, et ses merveilles! Un cercle d'intérêts qui remplit leurs cerveaux Leur voile l'univers sous mille épais rideaux: Et si leurs yeux distraits s'ouvrent sur la nature, Ils goûtent faiblement sa splendeur la plus pure. Que vois-je!... Quels combats se livrent sur mes flots!... Des rochers de mes bords j'entends les longs échos Se renvoyer des cris de douleur et de rage.... Une barque assaillie est tout près du naufrage.
RINCON.
Ah! sauve, si tu peux, les lettres de ton roi, Frégose.... je me meurs!
FRÉGOSE.
Rincon!.., j'expire, moi!