‹ La Panhypocrisiade, ou le spectacle infernal du seizième siècleChapitre 9 sur 80 · L'OMBRE DE BAYARD. - L'OMBRE DE BAYARD.

L'OMBRE DE BAYARD. - L'OMBRE DE BAYARD.

Approche. Je suis le chevalier sans peur et sans reproche.

BOURBON.

Qui t'a fait du tombeau quitter la froide nuit?

Bayard vient consterner l'orgueil qui te conduit.

BOURBON.

Ton roi, dont l'amitié t'honora dans ta vie, Humilia souvent ma vertu poursuivie: Lui dûmes-nous tous deux garder la même foi?

L'honneur pour nos pareils n'a qu'une même loi.

BOURBON.

J'abhorrais d'un tyran l'injustice hautaine.

Lorsqu'il daigna de moi, modeste capitaine, Recevoir l'accolade, aux champs de Marignan, Valois s'annonca-t-il en superbe tyran, Lui qui devant l'honneur de la chevalerie Courba sa tête auguste, espoir de la patrie?

BOURBON.

Il voulut d'un prestige exalter nos vertus, Pour vaincre ses rivaux par nos mains abattus.