‹ L’Abbé de plâtreChapitre 3 sur 18 · Scène III.

Scène III.

M. DE St. IVAL, LABRIE.

M. DE St. Ival, du côté par où Labrie est sorti.

Labrie, Labrie.

LABRIE.

Me voilà, me voilà.

M. DE St. IVAL.

Je suis perdu, Labrie !

LABRIE.

Comment donc ?

M. DE St. IVAL.

Il faut que je renonce à mon projet.

LABRIE.

Pourquoi cela ?

M. DE St. IVAL.

Monsieur de Leurmont attend son Treillageur pour me faire une niche.

LABRIE.

Ah ! celle-là sera bien véritable, par exemple.

M. DE St. IVAL.

Peux-tu rire dans l’embarras où je suis ?

LABRIE.

Sûrement.

M. DE St. IVAL.

Mais si ce Treillageur vient ici, en prenant ses mesures, il tournera autour de moi, & il ne s’y méprendra pas.

LABRIE.

Je l’empêcherai d’arriver.

M. DE St. IVAL.

Comment feras-tu ?

LABRIE.

Je le connois, il s’appelle l’Échalas ; c’est un ivrogne ; je viens de le voir entrer dans un cabaret ; je vais le trouver, je vous réponds qu’il n’en sortira pas si-tôt, & que lorsque je l’en laisserai sortir, il sera ivre à ne pas distinguer les objets.

M. DE St. IVAL.

Va donc promptement.

LABRIE.

Je pars. Mais qu’est-ce que j’entends-là ?

M. DE St. IVAL.

Où ?

LABRIE.

Là-dedans ?

M. DE St. IVAL.

Ah ! c’est sans doute Mademoiselle Agathe.

LABRIE.

Allons, profitez du moment, & comptez sur moi.

M. DE St. IVAL.

C’est elle-même qui va sortir. Va-t-en.

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