‹ L’Abbé de plâtreChapitre 4 sur 18 · Scène IV.

Scène IV.

Mademoiselle AGATHE, M. DE St. IVAL.

M AGATHE, lisant une lettre, soupire.

Ah ! (Elle tombe assise sur un banc & elle continue de lire.)

M. DE St. IVAL, bas.

Ô Dieux ! Que lit-elle là ?

M AGATHE.

Quel bonheur si… (Elle baise la lettre & lit.)

M. DE St. IVAL, bas.

Si c’étoit ma lettre ! Chantons pour la faire tourner de mon côté.

M AGATHE, se lève & avance.

Je croyois entendre quelque chose. Ah ! si c’étoit lui ! (Elle continue de lire.)

M. DE St. IVAL chante à voix basse.

Air : Je suis Lindor, du Barbier de Séville.

Tout reconnoît votre charmant empire,
Vous inspirez l’amour le plus constant.
Auprès de vous, que mon cœur est content,
Si c’est pour moi que le vôtre soupire.

M AGATHE.

Quelle douce voix !

M. DE St. IVAL chante.

Seroit-ce en vrain que mon amour se flatte ?
Ah ! Répondez, daignez combler mes vœux :
Vous me rendrez l’Amant le plus heureux !
À vos genoux, voyez-moi chère Agathe.

(Il se jette à genoux.)

M AGATHE.

Ôciel !

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