Scène IX
SAMUEL, puis GABRIELLE
Samuel, venant de la cuisine. — Il a une nappe à moitié dépliée sur son épaule gauche, et des couverts (fourchettes, couteaux) sous le bras droit. — Ah çà ! qu’est-ce qui fait ce potin ? C’est probablement les locataires du dessus ! (Jetant sa nappe sur la table et apercevant le parapluie de Caponot sur la table.) Tiens, un pépin ? D’où sort-il, celui-là. (L’ouvrant.) Il n’est pas chic ! C’est le parapluie de Robinson. (Il le jette dans un coin.) Mettons la nappe ! (Il se place derrière la table, face au public.) Une ! deux ! trois ! (Dans le mouvement qu’il fait pour couvrir la table de la nappe il laisse tomber les couverts qu’il a sous le bras.) Allons ! bon, voilà la vaisselle par terre !
Gabrielle, sortant de droite, premier plan. — Ah ! je suis dans les transes !
Samuel, sous la table. — Là !
Gabrielle, épouvantée, se précipite dans la chambre de gauche, premier plan. — Ah !
Samuel, dont la tête surgit de dessous la nappe face au public, regarde à droite et à gauche ahuri, puis. — Qu’est-ce qui a fait cela ? Personne ! Voilà encore mon oreille qui tinte… Ça m’arrive tout le temps ! Il faudra que je consulte un oculiste.