‹ L’Ardent voyageChapitre 5 sur 12 · Le ruban

Le ruban

Vous devez aller vers la mer splendide
Quand je dois revoir le bel Avignon.
Que Vénus me garde et qu’elle vous guide !
Là-bas, sous l’ardent signe du Lion,
Débarquent l’Hindoue et la Javanaise
Et, rasant les eaux, vole l’alcyon.
À la Ciotat vous serez bien aise.
Vous odorerez l’oranger niçois,
Et vous rêverez près du palmier d’Eze.

Vous y rêverez de ce que je crois,
De ce qui s’éprouve et pas ne s’explique,
D’une volupté qui n’a nulle voix.
Et par un soir chaud et mélancolique,
Votre cœur bientôt rejoindra mon cœur :
En vous j’ai scellé du ruban magique
La sorte d’amour qui jamais ne meurt.

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