‹ L’Art d’être une bonne mèreChapitre 7 sur 14 · 06

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S’il faut en croire des statistiques scrupuleusement recueillies, la mortalité infantile est due, en grande partie, à la gastro-entérite qui est le résultat d’une alimentation défectueuse. On rapporte que sur 1000 enfants qui naissent, il en meurt environ 200 au cours de la première année, et 80 durant la seconde ; or, sur 1000 morts, 385 environ sont la conséquence de troubles intestinaux (diarrhée infantile).

L’allaitement artificiel en est-il la cause principale ? Non, pourvu, toutefois, qu’on ait soin de le protéger par la stérilisation et surtout en évitant la suralimentation.

C’est, en effet, à la présence des germes et des microbes dans le lait, qu’il faut attribuer, par exemple, la diarrhée et la congestion pulmonaire si fatales aux petits enfants.

D’autre part, la suralimentation cause des troubles gastro-intestinaux qui se manifestent par des signes, tels que : urticaire, eczéma, etc.

Une troisième cause, qui explique la maigreur et la pâleur du nourrisson, c’est la mauvaise assimilation de sa nourriture, bien qu’il ne souffre d’aucun trouble digestif.

Par contre, il peut arriver, rarement ce pendant, que l’alimentation sont insuffisante. Un signe permettra de le reconnaître : la diminution progressive du poids de d’enfant au-dessous de la normale.

Si l’allaitement maternel fait complètement défaut, il faut alors recourir au lait de vache qui se rapproche le plus du lait de la mère mais, les proportions variant, il faut alors de modifier en conséquence. Par exemple, ajouter de l’eau pour suppléer aux matières albuminoïdes manquant dans le lait de vache, ajouter du sucre pour égaler la quantité de sucre du lait maternel, de plus, additionner un peu d’eau de chaux afin d’augmenter les sels et de rendre le lait plus alcalin.

Dans les premières vingt-quatre heures, après la naissance du bébé, on doit se contenter de lui donner un peu d’eau bouillie, sucrée et tiède, mais tout de même, certains auteurs conseillent de donner le sein dans les trois heures qui suivent la naissance, après cela se conformer aux indications sui vantes :

TABLEAU DE DOSAGE

Pour diluer le lait, il sera bon de faire le mélange tout d’une fois, avant de soumettre le breuvage au procédé de la stérilisation.

Quelques médecins recommandent le lait pur dès le troisième mois, mais, en général après le cinquième mois, on pourra donner du lait pur et sucré ; si toutefois on constatait une mauvaise digestion chez le nourrisson, il faudrait revenir au lait dilué, comme ci-dessus. Si, au contraire, l’estomac fonctionne bien, on augmentera le menu, d’une once de lait pur tous les mois. À partir du huitième mois, on commencera à donner une bouillie claire.

Le repas à la bouteille doit durer de quinze à vingt minutes. Pour empêcher une absorption trop rapide et fatale à la digestion, il sera bon que l’ouverture de la suce ou tétine, ne fusse pas trop large.

Lorsqu’on donnera un biberon de lait à l’enfant couché au grand air, durant l’hiver, on aura soin de le mettre dans un petit sac de flanelle, afin de lui conserver sa chaleur, car, le lait froid donne des coliques. Un moyen simple de constater la température du lait, est, non pas d’y goûter, mais d’en verser quelques gouttes sur le poignet.

Après chaque repas, l’enfant a besoin de repos pour faciliter sa digestion, on devra donc éviter tout ce qui pourrait le fatiguer ou lui causer de l’agitation.

Ce qui reste du repas de l’enfant, dans son biberon, doit être immédiatement jeté, il ne doit jamais servir au repas suivant.

Le biberon vide ne doit pas être laissé aux mains du bébé, car en absorbant par succion l’air qui s’y trouve, il pourrait se former dans son estomac des gaz qui le fatigueraient.

Que faut-il penser du lait condensé ?… Dans le cas de mauvaise digestion, ce lait peut être très recommandé. Mais son usage ne doit durer que quelques semaines au plus, en commençant par 1/16 et la balance d’eau bouillie, après cela augmenter la quantité progressivement. S’il est vrai que le nourrisson, alimenté par le lait condensé, peut acquérir promptement du poids, il n’acquiert sûrement pas de forces, car ces aliments ne le nourrissent pas convenablement. En définitive, on reviendra au lait frais, aussitôt que le bébé pourra le digérer. Une courte diète ou le coupage du lait reste le meilleur traitement contre la mauvaise digestion.

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