Chapitre 38 Les cimetières - Le premier chemin de fer - Origine de la rue Gosford.
Avant 1811, le cimetière catholique de Montréal se trouvait sur la rue Saint-Jacques, à l’endroit occupé aujourd’hui, 1884, par le magasin du tailleur Gibb et le bloc Barron, 1 entre la rue Saint-François-Xavier et la rue Saint-Jean. Il était entouré d’un mur de pierre, semblable à celui que nous voyons vis-à-vis du vieux séminaire.
En 1811, on ferma ce vieux cimetière pour en ouvrir un nouveau sur le terrain où se trouvent aujourd’hui l’Évêché et la place Dominion.
Lorsque l’on creusait les fondations du bloc Barron, en 1810, on découvrit une quantité considérable d’ossements qui avaient été laissés dans l’ancien cimetière.
En 1854, l’Œuvre de la Fabrique de Notre-Dame ouvrit le cimetière de la Côte-des-Neiges qui avait alors un front de cinquante arpents, une profondeur de vingt-trois et une superficie de cent quinze. Aujourd’hui, 1884, le cimetière actuel a une superficie de plus de 300 arpents 2. Le terrain avait été acheté en 1884, du docteur Beaubien pour la somme de $1,200.
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L’ouverture de la rue Gosford date de 1836. Le gouvernement impérial céda alors à la ville de Montréal une partie du Champ-de-Mars nécessaire pour pratiquer une communication entre la rue Sanguinet et la rue Notre-Dame. On donna à la nouvelle rue le nom du gouverneur du Canada à cette époque.
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Le premier chemin de fer en Canada a été inauguré dans l’été de 1836 entre Laprairie et Saint-Jean. Le gouverneur général, Lord Gosford, présida l’inauguration. Cette voie ferrée dont on voit encore les vestiges sur la commune de Laprairie, ne fut pas construite sans une opposition violente de la part d’une grande fraction de la députation du Bas-Canada.
Le bill constituant la compagnie du chemin de fer fut vigoureusement combattu par plusieurs députés qui prétendaient que les chemins de fer allaient ruiner les charretiers et empêcher les vaches d’être de bonnes laitières.
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La croyance à la magie et aux sorciers était officielle dans le bon vieux temps. Ce matin, M. Schiller, greffier de la couronne, nous a montré un vieux parchemin jauni, signé par Lord Gosford et daté au Château Saint-Louis, Québec, le 13 avril 1837. Ce document est l’original de la nomination de 323 juges de paix pour le Bas-Canada. Ces juges ont instruction de s’enquérir de tout cas de félonie, d’emprisonnement, de sorcellerie, de magie ou d’enchantement quelconques dans leur district.
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L’origine de la place Dalhousie remonte à 1812, elle a été nivelée en même temps que l’on procédait aux travaux de terrassements du Champ-de-Mars. Il y avait alors sur cette place, le parc de l’artillerie royale et des magasins militaires.
En 1812, ce que l’on appelle, aujourd’hui la place Victoria, n’était qu’un immense marécage traversé par un ruisseau.
En 1824, on assécha le marécage et on le combla pour faire la place du marché au foin 3. À la même époque, la place d’Armes n’avait pour tout ornement qu’une pompe grossière érigée sur la plateforme recouvrant le vieux puits qui avait environ cinquante pieds de large. C’était là qu’était autrefois le marché aux framboises et aux bluets.
29 décembre 1884
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