‹ Le bon vieux tempsChapitre 36 sur 36 · Chapitre 39 Anciens notaires - Anciens médecins - Le premier libraire - Le premier journal français.

Chapitre 39 Anciens notaires - Anciens médecins - Le premier libraire - Le premier journal français.

Ce matin, nous avons feuilleté les vieux registres du bureau des tutelles, au Palais de justice, et nous y avons vu la liste de tous les anciens notaires du district de Montréal dont les minutes ont été déposées dans les voûtes de ce bureau. Les minutes de M. Doucet paraissent être les plus considérables avec celles de M. Griffin. Elles occupent à elles seules toute une section de la voûte.

Parmi les notaires importants nous voyons les noms de MM. J. M. Mondelet, ayant pratiqué de 1794 à 1842, Thomas Barron, 1799 à 1831 ; N. B. Doucet, 1804 à 1835 ; L. H. Latour, 1804 à 1835 ; Charles Huot, 1809 à 1851 ; Thomas Bédouin, 1815 à 1844 ; Henry Griffin (notaire anglais), 1812 à 1847 ; André Jobin, 1813 à 1853 ; Pierre Lukin, 1819 à 1837 1.

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Parmi les médecins les plus célèbres à Montréal dans le bon vieux temps, nommons le Docteur Henry Monroe, qui a commencé à pratiquer en 1795, J. B. Lebourdais, Alexandre Lusignan, W. J. Vallée et Pierre Beaubien. 2

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Les célébrités du barreau à cette époque, étaient maîtres Janvier D. Lacroix, Frédéric Auguste Quesnel, Alexis Bourret, Toussaint Pelletier, C. C. S. de Bleury, Dominique Mondelet, Jules Quesnel, François Pierre Bruneau, Côme Séraphin Cherrier, Louis Joseph Papineau, Denis Benjamin Viger et Louis Michel Viger (le beau Viger).

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La première librairie canadienne à Montréal a été ouverte vers 1828 3, par MM. Bossange et D. B. Papineau, dans la vieille maison formant l’encoignure des rues Saint-Vincent et Saint-Amable, aujourd’hui le bureau du doyen du barreau M. C. S. Cherrier C. R. 4 La maison Bossange a eu pour successeur la maison E. R. Fabre, plus tard Fabre et Gravel. M. Bossange épousa Mademoiselle Fabre, sœur de M. E. R. Fabre et retourna à Paris où il continua d’être un des associés de la célèbre maison Bossange. La maison de Montréal exista longtemps sous la raison sociale de Fabre et Bossange.

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Le seul journal politique français publié à Montréal en 1832 5, était la Minerve de M. Ludger Duvernay, fondateur de la société Saint-Jean-Baptiste. Ses bureaux étaient alors au deuxième étage de la vieille maison de la rue Saint-Paul, occupée aujourd’hui par le magasin de la ferronnerie de M. Auguste Couillard. Le rédacteur en chef était M. A. N. Morin, l’assistant rédacteur M. Léon Gosselin, avocat, et le traducteur et le correcteur d’épreuves M. G. H. Cherrier 6.

Les ateliers n’étaient pas considérables. La salle de composition était dans le grenier où il faisait une chaleur torréfiante pendant l’été.

Les typographes employés dans l’établissement étaient tous de gais lurons qui donnaient beaucoup de fil à retordre à leur patron.

C’étaient Joseph Roch Lettoré 7, Gaspard Lettoré, Pierre Cérat, John Wagner, Latulippe et Antoine Plinguet.

M. Duvernay redoutait tant les lundis de ses ouvriers que le samedi soir il enfermait à clé dans l’atelier, les deux messieurs Lettoré, Wagner et Latulippe afin de les avoir sous la main pour le travail du lundi. Les disciples de Gutenberg passait la journée du dimanche dans le grenier avec des provisions de bouches et du liquide fort fourni par l’établissement.

Si M. Duvernay n’avait pas pris cette précaution, la Minerven’aurait pas paru le lundi suivant.

La Minerveparaissait alors deux fois par semaine, le lundi et le jeudi.

Un ecclésiastique, l’abbé Deschênes était alors employé à la Minervepour préparer les calculs astronomiques, et les éphémérides du calendrier du journal, le seul calendrier français qui existait dans le temps 8.

31 décembre 1884.

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1.Voir Borthwick, History of the Montreal Prisons, édit. 1907, p. 13.

2.Parfois, aussi, le condamné était attaché derrière une charrette qui parcourait les rues Saint-Paul et Notre-Dame et la punition était administrée, par fractions, aux principaux carrefours. V. Borthwick, Loc. Cit., p. 14.

3.M. Charles Edouard Schiller ; le greffier en question décéda en 1887. Il fut remplacé par M. L. W. Sicotte, mort en 1911. C’est M. Corriveau qui remplit actuellement cette fonction.

1.Ce détail doit être exagéré.

2.Né en 1802, l’hon. M. Bourret fut maire en 1842, 1843, 1847, 1848 ; membre du Conseil législatif en 1850 ; recorder de 1852 à 1859.

3.Voir note p. 32.

1.Cette assertion est erronée ; voir 2e série, p. 7, le chapitre consacré aux vieux poêles de Trois-Rivières et la note que nous ajoutons.

2.L’auteur doit vouloir dire que M. Gaudry était alors le principal cordonnier canadien-français, car l’Almanach des adresses de Doige pour l’année 1819 nous démontre qu’il y avait en notre ville, à cette date, plusieurs cordonniers des deux races, et leur nombre n’a pu diminuer, par la suite, loin de là.

3.Même observation que ci-dessus.

4.Ce fait a dû se passer au cours de l’inondation de 1840 ou de celle de 1841. En 1823, la débâcle causa une catastrophe plus terrible encore. La glace s’amoncela à une telle hauteur, le long de la rue des Commissaires qu’une maisonnette en bois fut écrasée, engloutissant sous ses débris une famille de cinq personnes. (Mémoires de la société Royale T. G. Keefer. 1898. Icefloods Winter Navigation.

1.Son acte de sépulture lui donne 79 ans. Son nom ne se rencontre pas dans la liste complète des patriotes détenus dans les prisons de Montréal en 1837, 1838 et 1839 publiée par Borthwick dans son ouvrage : Jubilé de diamant – Patriotes de 1837-38.On trouve, cependant un Ambroise Hébert et il est possible que ce soit le personnage ci-dessus dont le nom aurait été mal orthographié.

2.L’honorable J. Masson naquit à Saint-Eustache en 1791 ; conseiller législatif de 1834 à 1838 ; acquit la seigneurie de Terrebonne en 1842 ; décédé le 15 mai 1847.

1.Ce journal avait alors ses bureaux sur le côté est de la rue Saint-Gabriel, entre les rues Notre-Dame et Sainte-Thérèse.

2.Entrepreneurs de pompes funèbres qui eurent charge de la morgue durant longtemps.

3.Antoine Gustave Lord, banquier fort connu, décédé depuis.

1.Ceci est inexact, car on voyageait en bateau à vapeur depuis 1809.

2.L’auteur oublie les renseignements qu’il a précédemment publiés et qui sont plus corrects.

3.Fils d’Aaron Hart, Israélite, premier du nom au Canada, et frère d’Ézéchiel Hart qui fut député des Trois-Rivières. M. Sulte, dans Pages d’histoire du Canada,pp. 401-432, a raconté d’intéressants souvenirs sur cette famille.

4.Ce mur fut commencé vers 1841.

1.C’est en 1809, que l’honn. Molson lança l’Accomodation, le premier navire à vapeur qui ait sillonné le Saint-Laurent. Le tarif, en 1810, était de $12, lit compris et de $6 sans lit. Chaque passager avait droit à 60 livres de bagages. Le prix du passage était payable à 8 heures du matin, une heure avant le départ, pour permettre à l’équipage de se procurer les provisions nécessaires. (D’après une annonce duCanadien-Courant de 1810, reproduite dans le Canadien-Antiquarian, Vol. VI.) Le New-Swiftsure remplaça le Swiftsure.

2.Nous avons précédemment donné le nom du premier bateau qui a navigué sur le Saint-Laurent ; le second, construit par M. Molson, se nommait le Swiftsure et date de 1812. En 1818, outre le Malsham, il y avait le *Caledonia*(mentionné par M. de Gaspé dans ses Mémoires)et suivant le Journalde M. Talbot, le Telegraph, leQuebec,le Car of Commerce,et le Lady Sherbrooke,le plus beau de tous.

3.Sur ce navire, voir Massicotte, Anecdotes canadiennes, p. 167.

1.Montréal avait déjà été incorporé en 1831, par une loi qui ne devait rester en vigueur que jusqu’en 1836. Cette loi fut sanctionnée en 1832, la première séance du conseil eut lieu le 5 janvier 1833 et c’est à cette date que Jacques Viger fut élu maire. C’est sa deuxième incorporation qui date de 1840.

2.Cet immeuble portait alors le numéro 1442. Il était sis sur le côté sud de la rue, sept portes à l’est de la rue Bonsecours.

3.Né en 1808, mort en 1877 ; maire en 1851-52-53.

4.C’est en 1853, le 9 juin que Alexandre Gavazzi (voir sa biographie dans le Nouveau Larousse) ex-prêtre italien, donna à l’église Zion, coin Latour et Sainte-Radegonde, une conférence qui se termina par une émeute au cours de laquelle 26 personnes furent tuées et 20 blessées. Le maire Wilson, accusé à tort, dit-on, d’avoir ordonné aux militaires de faire feu sur la foule fut néanmoins poursuivi pendant longtemps par la haine orangiste.

5.L’Hôtel de Ville fut inauguré le 18 mars 1878, on en avait commencé la construction en 1874.

6.M. Brondson semble avoir été notre premier chef des pompiers, il fut remplacé par M. John Perrigo qui, après l’incendie en 1852, dut s’effacer devant M. A. Bertram. À la mort de ce dernier, M. Wm. Patton prit la direction du service, son successeur a été M. Z. Benoit et lors de sa retraite, il y a quelques années, il a cédé ses fonctions à M. J. Tremblay, le chef actuel.

1.Nous croyons que l’auteur a voulu dire à un seul brancard avec deux chevaux placés l’un devant l’autre.

2.Maintenant, Place Royale.

3.Évidemment, l’auteur exagère un peu.

4.On écrivait autrefois communément « Cataracoui ».

5.Admis au barreau en 1819, il fut député de Richelieu, de 1838 à 1838, membre de Conseil Législatif en 1837-38 ; député de Montréal de 1844 à 1847, mort en 1882.

1.Benaiah Gibb, vint à Montréal en 1774, à l’âge de 19 ans. En 1775, il fonda cette fameuse maison de commerce qui existe encore. Il mourut en 1826.

2.Joseph-Charles Boulanget figure dans l’Almanach des adresses de 1842 à 1866. Il avait débuté rue Saint-Paul.

3.L’auteur doit entendre ce bonnet de laine qu’on nomme tuque.

4.C’est avec le poil de castor et non avec la peau qu’on fabriquait ces chapeaux.

5.Sur l’origine et l’industrie de la ceinture fléchée, voir notre ouvrage : Anecdotes Canadiennes, etc,  p. 219.

1.Sur la cérémonie du « mai » voir Lalande, Histoire de Boucherville, p. 197.

2.Une autre loi concernant la milice fut adoptée en 1868.

1.D’après T. P. Bédard, Histoire de cinquante ans,****c’est en 1816 que le guet fut établi à Québec.

2.Louis Fréchette a consacré à Oneille une amusante étude dans les Originaux et détraqués,p. 23.

1.Marchand, membre du « Club des Fils de la Liberté ».

2.Il s’agit de la « Christ Church » sise quelque peu à l’ouest de la rue Saint-Laurent. Ce temple fut incendié le 9 décembre 1856.

3.L’hon. Meredith est mort en 1894. Quant à l’avocat Scott il a été inhumé le 6 juin 1852.

4.Ce duel eut lieu le 22 mai 1838 préès d’un hippodrome sis à l’ouest de la rue de l’Église, ville de Verdun, M. Ward était major du régiment des « Royals » et M. Sweeney était capitaine dans un bataillon de volontaires.

5.Ludger Duvernay, l’un des fondateurs de la Minerve****et fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste.

6.J. Doutre, avocat fameux né à Beauharnois en 1825, mort à Montréal, en 1886. Sir G.-E. Cartier, un des grands hommes d’État du Canada, né eu 1814, mort en 1873.

7.L. Labrèche-Viger, avocat, rédigea l’Aurore des Canadaspendant quelque temps. Il est possible que son adversaire ait été Thomas-K. Ramsay, plus tard juge et qui est décédé en décembre 1886.

8.L’un des adversaires était l’honorable Louis-Antoine Dessaulles, greffier de la paix de 1870 à 1876 et mort en France, tandis qu’on prétend que l’autre était l’hon. Louis-Siméon Morin, brillant politicien, né en 1832 et qui, à l’âge de 30 ans, faisait déjà partie du cabinet Cartier-Macdonald.

9.Nous n’avons aucun renseignement sur ce duel, sinon que les deux adversaires devaient être des dentistes bien connus de l’époque.

10.Ce duel n’eut pas lieu à Québec, mais sur le frontière américaine. M. Thomas Côté a raconté cette affaire fameuse dans tous ses détails, dans le Glaneur de Lévis,1890, page 108 et seq.

1.Ce n’est qu’en 1815 que Lord Selkirk commença à engager ici des voyageurs canadiens pour la Cie de la Baie d’Hudson. Auparavant, la fameuse Cie du Nord-Ouest, qui avait son siège social dans notre ville, était quasi seule à y faire du recrutement. Cette dernière compagnie fut englobée par la première entre 1821 et 1824.

1.Les rues Notre-Dame, Saint-Joseph et Saint-Paul furent officiellement arpentées et nommées en 1672, mais elles existaient auparavant à l’état de sentiers. Les rues Saint-Antoine et Saint-Laurent sont de dates plus récentes. La première fut d’abord un chemin qui s’élevait jusqu’aux coteaux Saint-Antoine et Saint-Pierre, tandis que la seconde devait tout simplement conduire à la paroisse Saint-Laurent.

2.Il s’agit du puits de Pierre Gadois, un des premiers colons de Montréal. On en voit l’emplacement exact dans le Vieux Montréal de Morin, édité par H. Beaugrand.

3.Les rues Perthuis et Lacroix se trouvaient sur le site occupé maintenant par la gare Viger. Toutes deux rappelaient les noms d’anciens colons de Montréal, les sieurs Perthuis et Hubert-Lacroix. La rue Saint-Hubert perpétue encore le nom de cette dernière famille.

1.Elle est appelée Saint-Paul, par l’arpenteur Charland dans son plan de Montréal de 1801. Un plan datant de 1830 lui donne aussi ce nom. Cependant, dans l’Almanach des adresses de Doige, publiée en 1819, figure une rue Saint-Maurice, au faubourg des Récollets qui peut difficilement être autre. Elle apparait aussi, sous ce dernier nom, dans le plan officiel de 1835, reproduit par Bosworth dans Hochelaga Depicta. Jusqu’alors, cette rue ne communiquait point avec la rue McGill.

2.Cette rue n’apparait pas dans l’Almanach de Doige de 1819.

3.Hubert dit Lacroix, descendant du colon de ce nom.

4.Cette rue s’étendait de la rue Craig aux quais. La Cie de chemin de fer du Pacifique Canadien l’a fait disparaître pour installer la gare Viger.

5.Les maisons portaient déjà des numéros en 1819 et plus tôt, mais le numérotage était loin d’être systématique d’après l’étude que nous en avons faite dans l’Almanach de Doige.

1.Le récit circonstancié du phénomène de 1819, se trouve dans Bosworth, Hochelaga Depicta,p. 77.

1.Les renseignements qui précèdent sont en grande partie extraits de Bosworth, Hochelaga Depicta. Plus tard, le 21 novembre 1893, la Patriepublia de nouvelles notes sur ce monument, alors que quelques jeunes gens avaient projeté de faire sauter la colonne dont la vue les offusquait. Voici les parties les plus intéressantes de cet article : « Au mois de décembre 1805, la nouvelle arriva à Montréal que Nelson était mort à la bataille de Trafalgar. On donnait, ce soir-la, un bal dans l’Exchange Coffee House, coin des rues Saint-Paul et Saint-Pierre. C’est pendant le souper que l’on apprit la mort du grand amiral et toute l’assemblée en fut fortement émue. Plusieurs dames mêmes se mirent à pleurer. Dans l’excitation du moment, le président proposa qu’un monument fut érigé à la mémoire de Nelson et l’on commença une souscription sur l’heure ; dames et messieurs, Canadiens et Anglais s’empressèrent de donner leurs noms… La liste de souscriptions fut déposée au Palais de Justice où le public fut invité à aller s’inscrire… Ce ne fut qu’à la fin de 1806 qu’on jugea le montant souscrit suffisant… Au nombre des principaux souscripteurs canadiens-français, on remarquait : Le Séminaire de Montréal, $100 ; Louis Chaboillez, $25 ; M. Blondeau, $10 ; J. Perrinault, $10 ; P. L. Panet, $30 ; M. de Longueuil, $15 ; C. de Lotbinière, $30 ; J. B. Raymond, $25 ; J. M. Mondelet, $ 10 ; Louis Charland, arpenteur, $25 ; Toussaint Pothier, $50 ; Joseph Lamothe, $5 ; B. Gosselin, $5 ; S. de Beaujeu, $12 ; F. Desrivières, $25 ; J. LaCroix, $15 ; D. Bousseau, $10 ; Pierre Berthelet, $15 ; B. Beaubien, $11.25 ; J. P. Leprohon, $12 ; Louis Goy, $5.75 ; E. Deschambault, $5. etc.

1.Ce renseignement nous parait douteux. En tout cas on pourrait, avec raison, donner une autre origine à ce nom, car M. Migeon de Branssat possédait au 17e siècle, dans cette localité, une terre qu’il appelait La Gauchetière et le Berry. (Voir l’Étude de Basset, 19**mai 1669, greffe de Montréal.)

2.Côme-Séraphin Cherrier, avocat fameux, né en 1798, mort en 1885.

1.L’idée d’un canal entre Montréal et Lachine date du temps des Français qui en commencèrent même les travaux. Voir dans la Revue Canadiennede 1908, l’étude de M. Marceau sur Les origines des Canaux du Canada.

2.Né en 1822, mort en 1892. Premier ministre du Canada de 1873 à 1878.

1.Depuis 1884, Montréal a secoué son apathie et la liste de ses monuments s’allonge d’une façon notable, nommons les principaux : l’obélisque aux pionniers, les statues de Jacques-Cartier, Maisonneuve, Iberville, Jeanne Mance, Chénier, MacDonald, Crémazie, Young, Aux volontaires d’Afrique, et l’on nous promet des monuments à Édouard VII, Sir G. E. Cartier, Dollard, Lafontaine, etc.

2.L’inscription dont il est ici question se lisait comme suit : Voici le pape duCanada et le sot de l’Angleterre.Quelques mois plus tard, les Américains, en s’emparant de notre ville, décapitaient le buste et le jetait dans un puits.

3.Simon McTavish avait acquis une immense fortune au moyen de cette fameuse compagnie des traiteurs du Nord-Ouest dont il était l’âme. Il avait épousé une Canadienne, fille de Charles Jean-Baptiste Chaboillez. Il mourut à l’âge peu avancé de 56 ans, le 6 juillet 1804. Ce monument dont il est question plus haut, près du coin sud-est du réservoir (est) sis au-dessus de l’avenue des Pins, vis-à-vis de la rue Peel. Enclavé maintenant dans le domaine des MM. Allan, recouvert par des arbres qui l’entourent, ce n’est pas sans peine qu’on réussit à l’apercevoir.

1.Il ne faut pas entendre, ici, que cet édifice marque le début du théâtre en cette ville, car on jouait des pièces et il se donnait des concerts, depuis le commencement du dix-neuvième siècle, dans diverses salles. Voir notre étude sur les Vieux Théâtres Montréalais, dans la Revue Populaire de 1909, numéro de juillet.

2.Le square Dalhousie et l’emplacement du théâtre Hayes se trouvaient sur la partie ouest du terrain occupé de nos jours par la gare Viger.

1.Pierre de Rastel, sieur de Rocheblave, fameux membre de la Cie des Traiteurs du Nord-ouest, mort en 1840. Fut député de Montréal, membre du Conseil Législatif et membre du Conseil Exécutif.

2.Edward Hanlan, Canadien de Toronto, champion rameur du monde de 1876 à 1884.

1.Nous cueillons dans Histoire de la Seigneurie de Lauzon,(vol, V. p. 370.) par Edmond J. Roy, l’intéressante note qui suit sur les Horse-Boats,au Canada : « C’est en 1828 que Charles Poiré, cultivateur de la Pointe-Lévis, construisit le premier bateau de ce genre. C’était une invention primitive. Une barge flanquée de deux roues à aubes… Deux, trois ou quatre chevaux, faisaient mouvoir une roue d’engrenage qui mettait la machine en marche. Dans les mauvais temps ou les forts courants, les passagers aidaient. En 1829, dit Bauchette, il en existait trois entre Québec et Lévis. Ce n’est qu’en 1843 que les horse-boats,vaincus par la vapeur, disparurent de la scène. L’un d’eux, pourtant, à Saint-Nicolas, tint ferme jusqu’en 1846… !

2.L’île Sainte-Hélène, dès le dix-septième siècle, fit partie de la Seigneurie de Longueuil, et le moulin qui s’y trouvait érigé n’était donc pas le moulin banalde Montréal (Voir Jodoin et Vincent, Histoire de Longueuil,621, 622.)

3.Ceci est erroné. Le premier bateau à vapeur, l’Accomodation, fut construit pour John Molson, par John Bruce, sous la direction de John Jackson, ainsi qu’on le constate par le curieux contrat passé entre ces personnes devant le notaire J. A. Gray, le 5 juin 1809. (Archives du Palais de Justice).Le Canadian Antiquariana publié ce document en 1909, p. 139. De plus, en 1819, les chantiers de M. Munn se trouvaient à la Pointe-à-Callières, entre les rues Saint-Pierre et Saint-François-Xavier.

1.M. Benjamin sulte a raconté, sous le titre : La trompetteeffrayante,dans ses Mélanges d’histoireet de littérature, l’émoi que causa, aux Trois-Rivières, le sifflet d’un de ces premiers bateaux.

1.Nous avons publié la biographie d’Antoine Voyer, dans les Athlètes canadiens-français, p. 63 et seq.

2.Entre la Banque de Montréal et la maison Dubois, il y avait de l’ouest à l’est, le Musée, le poste de pompiers no 1 et la maison de M. Henderson. M. Jacques Viger qui a dressé un plan spécial pour élucider ce tragique événement n’indique pas d’autre « terrain vague » que celui de « place d’Armes. »

1.Voici un extrait de son acte de sépulture (Reg. de Notre-Dame) : « Le 2 avril 1833, sépulture d’Euphrosine Martineau, décédée le 30 mars, âgée de 20 ans, 10 mois, épouse d’Adolphus Dewey, marchand. »

1.Le chemin longeait la rive nord. Cette rivière se nommait officiellement « rivière Saint-Martin ».

1.Ce square a été exproprié pour faire place à la gare Viger.

1.Louis Ganse, à la suite de difficultés avec les marguilliers, qui dataient du mois de septembre 1830, abandonna sa charge à la fin de l’année 1831. Au mois de janvier suivant, M. Sancer était nommé premier bedeau.

1.La maison Gibb existe encore, mais sur le site du « bloc Barron » s’élèvent maintenant les spacieux édifices des assurances « Guardian » à et « London & Lancashire ».

2.Cette superficie a encore été augmentée, depuis, de plus d’un tiers.

3.Subséquemment, cette place prit le nom de square des Commissaires, puis lors de la visite du Prince de Galles en 1860, le conseil décida de la nommer Square Victoria.

1.M. Berthelot n’a pas dû voir les actes des quatre premiers notaires de Montréal : Jean de Saint-Père, (1648-57), Lambert Closse, (1651-56) Nicolas Gostineau, (165253) et Benigne Basset, (1657-99), car à l’époque de sa visite, les études des tabellions du dix-septième siècle étaient peu accessibles.

2.Le Docteur Pierre Beaubien, étudia à l’Université de Paris et pratiqua son art pendant 10 ans, en France, avant de revenir au Canada. Il était père de l’Hon. Ls. Beaubien et de l’abbé Beaubien ; il a été inhumé dans l’église du Mille-End, le 12 janvier 1881, âgé de 84 ans.

3.Cette date est erronée, voir la correction page 24, 2e série.

4.Le fameux avocat Cherrier est mort en 1885.

5.M. Berthelot ignorait sans doute l’existence de l’Ami dupeuple de l’ordre et deslois, fondé en 1832 par MM. Leclerc et Jones. (V. Dionne, Invent. Chron. 1. 143)

6.En 1838, G. H. Cherrier publia L’Étoile du Bas-Canadaqui vécut peu de temps, puis en 1853, il fonda La Ruche Littérairedont le rédacteur en chef fut le fameux H. Émile Chevalier, romancier français.

7.Roch Lettoré édita, en 1850, Le peuple travailleur,qui disparut presque aussitôt. (Dionne, Invent. Chron. 1. 146.)

8.L’ecclésiastique en question est généralement nommé Duchesse, mais l’abbé Caron, dans l’Histoire d’Yamachiche,orthographie son nom Duchaine. Né à Yamachiche le 27 mai 1774, il reçut les prénoms d’Amable-Daniel. Il fut professeur de théologie dans le Haut-Canada, inventeur, architecte, etc. Il a été inhumé à Montréal le 6 novembre 1853, n’ayant jamais été admis à la prêtrise. Il s’acquit une certaine réputation de savant entre 1830 et 1850.

Une édition

Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.

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