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Jeanne Vincendet, qui attend un fils — car ce sera un fils, cette fois — vient de recevoir une lettre de Montpellier. Elle la lit lentement à Jean qui l’écoute bouche bée :
« … Quand vous la reverrez, notre petite Ginette, et ce sera bientôt, je pense, vous serez émerveillés par les progrès qu’elle a faits. Elle est la joie de maman et de papa, et je crois bien qu’elle est maintenant toute ma vie. Que Jeanne se rassure ; je n’accaparerai point tout son amour, et il ne se passe aucun jour que je ne lui parle de sa petite maman qui va lui acheter un petit frère… »
La lettre continuait ainsi, toute vibrante d’émotion, toute empreinte de tendresse. Elle s’achevait sur ces mots :
« Nous vous pressons, Ginette et moi, tous les deux tendrement sur nos cœurs. Tante Geneviève. »
Jean souleva Jeanne qui était assise, s’assit à sa place, la prit sur ses genoux.
— Es-tu heureuse ? lui demanda-t-il. Es-tu maintenant assurée de mon affection ?
Elle répondit en fermant à demi les yeux :
— Oh ! oui, mon Jean. J’ai trouvé mon bonheur… au « Bout du Monde ».
FIN