‹ Le Cantique de l'AileChapitre 60 sur 69 · XVI

XVI

DEUX HEURES DU MATIN

On arrive devant sa maison... Bonsoirs... Cris... «Au revoir!... au revoir!...» Gestes par les portières Et voilà Doralise aux mains des chambrières. Sa chambre. On la délace. Elle s’endort debout. Le grand lit la reçoit. Ses forces sont à bout. Il est temps que ce jour plein de choses finisse. Elle n’est qu’une pauvre et faible Bérénice, Et ce soir, cependant, elle peut dire, ainsi Que Tite: «Je n’ai pas gaspillé ce jour-ci.» Elle répète: «Ainsi que Tite... ainsi que Tite...» Et sa tête aux coussins tombe, toute petite. Oui... Phylante... elle va l’aimer... c’était fatal... Tout repasse et se mêle... Un cachet de crystal Danse le menuet... Phylante... Un peu grisée, Elle entend des grelots tinter... Une fusée Revient sous sa paupière éclore en gerbe d’or.

Et Sibylle-Anne Ogier de Mirmande s’endort.

1898.

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