‹ Le Club des 400 coupsChapitre 24 sur 24 · 24

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Le lendemain, à Barcenette, la fête battait son plein.

Tous les gosses des Mouillettes, en costume des dimanches, occupaient, depuis une heure déjà, le plus beau de tous les manèges et chevauchaient les splendides cochons roses, vernissés à neuf.

Les yeux agrandis par l’envie, les enfants de Barcenette attendaient leur tour avec des marques d’impatience manifestes.

Le « clube » de l’A.M.C. au grand complet ne semblait pas décidé à abandonner la place. Bien que Puding et Toutengueule se sentissent le cœur aux bords des lèvres à force de tourner, cramponnés à la barre de cuivre, ils tenaient bon.

Dans un coin, Jean de Saint Fébrier, aux côtés de Monique et de Gabriel, assistait à la scène en riant et payait l’attraction avec largesse.

Tout à coup, sans attendre la fin d’un tour, Thermogène descendit de sa monture, et se faufilant entre les cochons, à contre-sens, il s’arrêta à chacun de ses camarades et leur murmura quelque chose à l’oreille.

Lorsque le manège stoppa, on put alors voir tous les « minots » des Mouillettes faire un signal amical aux « gosses de riches » et leur crier :

— Bou Diou ! Faites pas cette gueule !… Montez avec nous. Quand y en a pour un, y en a pour deux, vaï !…

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