‹ Le crime de LachineChapitre 31 sur 31 · Épilogue

Épilogue

Maurice a acheté, à quatre milles du village de Coteau-du-Lac, dans le rang du Ruisseau, une propriété qu’il a payée comptant quatre mille piastres. Il a l’une des meilleures terres de la paroisse.

C’est là qu’il vit, avec sa femme et ses enfants, dans une grande maison très bien montée, qui n’a rien à envier à la demeure de Monsieur Onésiphore ou à celle du vieux monsieur très riche, à barbe grise qui, de désespoir, est devenu presque fou à la suite de son mariage manqué.

C’est là, dans la bonne nature des champs, loin des usines maudites et des tourments des villes, que Maurice veut demeurer jusqu’à sa mort, si Dieu a enfin pitié de lui pour tout de bon.

Émile grandit tous les jours. Maurice, selon le vœu formé de longtemps déjà par sa femme, compte lui donner une bonne instruction. Il parle même d’un cours dans un collège classique. Mais il se promet bien de faire de son fils un cultivateur, plus tard.

Le pauvre père a tant souffert dans les villes qu’il les hait maintenant comme l’enfer. Et, pour son fils comme pour lui-même, elles lui font horreur.

Peu à peu, Maurice et Germaine ont oublié leur passé de désolation, et ils jouissent maintenant d’un bonheur sans nuages.

Nous ne pouvons que vous en souhaiter autant, cher lecteur, en vous disant bonsoir.

Coteau-du-Lac, 19-26 décembre 1904.

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1.C’est-à-dire qu’il louait sa terre. « Convention par laquelle un propriétaire abandonne à quelqu’un pour un temps déterminé la jouissance d’un domaine agricole, moyennnant une redevance en argent ou en nature. Donner ses terres à ferme. » (Le Petit Robert).

Une édition

Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.

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