‹ Le CrimeChapitre 10 sur 28 · 10

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Comme une nacelle prise entre le courroux des vents et de la mer et jetée au bord des gouffres, qu’elle est fragile notre part de vie ! Des épouvantements, nos portes closes ne nous garderont pas. Qu’elle est fragile notre raison. Cernés par le mystère, à peine sortis du néant, nous tremblons d’y retourner.

Il ne faut pas toucher à nos religions, ni attenter à l’Enthousiasme.

Celui-ci a sa Patrie, cet autre croit les posséder toutes dans l’Internationale. Ce sont des biens spirituels et véritables. Favorisés ceux qui les possèdent ! Les leur ravir c’est un vol, car la fièvre d’Amertume n’est qu’une richesse glacée. Les mauvais bergers sont ceux qui nous appauvrissent. La patrie est pour chacun de nous un héritage. Et pas seulement parce qu’elle est riche de son sol et de ses arts, mais les ancêtres y ont nourri leurs yeux et leurs poumons. Elle est saine pour chacun de nous.

Après que nous avons chassé Dieu pour rester nos maîtres, nous ne tardons pas à le remplacer. L’homme blanc est redevenu fétichiste, mais qu’il n’approche pas de trop près ses idoles, car la dorure en reste aux doigts !

On voit les foules abdiquer une liberté qu’elles ont conquise dans le joug et l’horreur.

Un seul roi fut sans royaume et sans armée… On l’a crucifié…

Laissons à leur foi ceux qui ont la foi !

Laissons à leur espérance ceux qui possèdent l’espérance ! ceux qui croient retrouver leurs disparus, ceux qui croient avoir été entendus, ceux qui croient !… Autrement, nous serions pires que des voleurs, car ceux-ci volent pour s’enrichir.

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