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On traite avec futilité ce qui est grave : la santé, le bonheur des hommes et leur honneur. Mais l’on réserve une attention passionnée aux problèmes de la lumière, de la vitesse, du bruit, auxquels tant de vies furent déjà sacrifiées ! Le Progrès mécanique est grand mangeur d’hommes.
Une faible part de l’attention, de l’énergie et des sommes dilapidées serait récupérée, que des maisons saines remplaceraient les taudis et que le jardin d’un chacun serait cultivé — car chacun aurait un jardin.
Mais en perdant la notion de l’élémentaire et du nécessaire, nous avons aussi perdu la bonhomie, c’est-à-dire l’esprit. Nous sommes des fous tristes et bruyants, ennuyeux et importants.