‹ Le CrimeChapitre 27 sur 28 · 27

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Un carnet de santé nous sera obligatoirement donné à tous, après une enquête médicale pour laquelle nous aurons fourni sur nos ascendants les renseignements que nous possédons.

Cette sorte de « pedigree » édifiera chacun sur l’état de ses organes.

Ce carnet, strictement individuel, sera rédigé en termes techniques afin de décourager les indiscrets. C’est au médecin que nous devrons le produire, chaque fois que nous aurons affaire à lui ; il y inscrira la maladie pour laquelle il nous soigne et les remèdes qu’il nous ordonne. Lui-même devra en tenir un double et avoir le droit de dénoncer la tuberculose et la syphilis qui sont des dangers publics au cas où l’individu atteint ne se ferait pas soigner suivant les prescriptions en usage chez le médecin de son choix. (Le cas du délinquant relèverait alors du code pénal).

Le carnet restant confidentiel, nous ne serons tenus de le produire que lorsque nous pourrions mettre en péril une autre existence que la nôtre.

1 Lors du certificat pré-nuptial, les médecins choisis par les deux familles qu’il conseillent, en prendront connaissance ;

2 Au deuxième mois, la grossesse devra être déclarée afin que, le cas échéant, un traitement préventif garantisse l’être à venir. Les deux procréateurs seront tenus de montrer leur carnet de santé aux services compétents ;

3 Également, pour la sécurité commune, le carnet de santé sera communiqué au médecin de l’école comme au médecin du régiment.

Ainsi le carnet nous suivra comme un témoin secret jusqu’à ce que l’esprit public enfin mûri, nous considérions nos maladies comme des malheurs et non pas comme des crimes.

Puis le carnet de santé qui aura été notre sécurité et la protection de nos enfants, nous ayant mené en nous gardant d’être malfaisants jusqu’à notre mort, un duplicata en sera tiré pour chaque enfant et ce sera le plus précieux de son héritage.

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