‹ Le dernier vivant Tome IIChapitre 47 sur 80 · 4.45 N∘ 129

4.45 N∘ 129

(Écriture de Lucien.)

1er mai.

À quoi bon ! Oh ! tu es jeune, toi, tu es fort, tu connais la vie – et tu as des amis !

Je me déchirerais la poitrine avec mes ongles ! À quoi bon ?C’est moi qui ai écrit cela ! Mais elle se meurt, peut-être !

Je suis dans mon lit. J’ai soif, je brûle. Je la vois si pâle ! Où s’est envolé son sourire ? Il y a de grosses larmes qui roulent lentement le long de ses joues. Je les vois…

De mon lit je vois Paris par ma fenêtre. Elle est là. Où ? Il y a des moments où mon œil se dirige comme si une voix l’appelait.

C’est qu’elle m’appelle, va, Geoffroy !

Vais-je mourir sans combattre ! Ma force ! Ma jeunesse ! Moi, je ne me sers pas d’armes. Que Dieu me montre l’ennemi de Jeanne, j’irai à lui, fût-il Satan, et je l’étranglerai !

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