‹ Le Gel au nez rougeChapitre 16 sur 32 · XX

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« Tu es mort, tu n’as pas vécu ton siècle , tu es mort, tu dors sous la terre !… On est joyeux au printemps, le soleil brille d’un éclat si vif ! Le soleil a tout ranimé, les beautés de Dieu se dévoilent, les champs appellent la charrue, les herbes appellent la faux.

« Je me lève, triste, de bon matin, je n’ai rien mangé à la maison et je n’emporte rien, je laboure jusqu’à la nuit, et la nuit, je consolide la faux ; demain matin je retournerai faucher. Tenez-vous bien, mes petites jambes ! Et vous, mes mains blanches ne vous engourdissez pas. Il faut, toute seule, suffire à tout ! Seule dans les champs ! C’est dur. Seule dans les champs, ce n’est pas l’usage. J’appellerai mon bien-aimé ! Ai-je bien labouré le champ ? Viens cher, viens voir ! Ai-je bien rangé le foin coupé ? Ai-je bien construit les meules ?… Je ne me suis reposée que sur mon râteau pendant tout le temps de la fenaison !… Personne pour corriger le travail de la baba ! Personne pour éclairer l’intelligence de la baba !… »

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