XXI
« Le bétail est rassemblé pour aller dans la forêt, le seigle béni commence à monter en épi, Dieu nous envoie une bonne récolte ! La paille est maintenant à hauteur de la poitrine, Dieu nous envoie une bonne récolte ! Mais il ne t’a pas laissé finir ton siècle — bon gré, mal gré, il faut peiner toute seule. Le taon bourdonne et pique, une soif mortelle m’exténue ; le soleil chauffe la serpe, le soleil aveugle les yeux, il brûle la tête, les épaules, il brûle les pieds et les mains ; la chaleur souffle aussi comme un four sur le seigle ; le dos est raidi par l’effort, on a mal aux bras et aux jambes ; on a devant les yeux des cercles rouges et jaunes… Fauche, fauche plus vite ! Vois — les grains se perdent… À deux ce serait plus vite fait ! À deux, ce serait plus commode…