II
Et il advint qu’une esclave Boundi qui secrètement l’aimait se glissa, la nuit, dans le jardin, au pied de la terrasse où il se tenait et joua du luth à l’ombre des citronniers.
Et cette nuit-là, le rajah de Gunnaur ne vit pas les bêtes tentatrices, il n’entendit pas les voix inférieures du retour en arrière. Et les dévas flottèrent autour de lui en l’effleurant de leurs pensées délicates.
Mais quand au matin on lui apprit qu’une fille sans caste avait souillé de sa présence l’ombre des citronniers sous la lune, il donna l’ordre qu’on la bâtonnât et qu’on la chassât de la ville. Oh! comme les âmes sont obscures et comme leur chemin est long!