SCENE XXIII.
CRISPIN, FERNAND, & PHILIPIN, au bout du Théâtre.
CRISPIN en soûtane dit à Fernand.
Pour un gueux comme lui vous prenez trop de soin :
Il meriteroit bien qu’on punît son audace,
Le Vaurien !
FERNAND.
Le Vaurien ! C’est là haut qu’il attend votre grace :
Moi je vous la demande ; à la charge d’autant,
Si jamais…
CRISPIN.
Si jamais…En quel lieu dites-vous qu’il m’attend ?
Le coquin !
FERNAND.
Le coquin !Voyez-vous cette grande fenêtre ?
CRISPIN.
Il m’entend, le bourreau ; mais il n’ose paroître ;
De m’avoir offensé l’insolent est confus :
Je n’ai pas le pouvoir de vous faire un refus. :
Ouvrez, j’entre.
FERNAND.
Ouvrez, j’entre.Avec vous, faut-il pas que je monte ?
CRISPIN.
Pour le bien châtier, faisons-lui cette honte ;
Montez, oüi montez… Non ; épargnons ce Maraut ;
Ecoutez seulement je lui parlerai haut,
C’est assez.
Crispin entre seul.
FERNAND.
C’est assez.Je le veux ; Refermons cette porte,
Et voyons…