SCENE VIII.
LISE, FERNAND, CRISPIN.
LISE.
Hola, Lise.Ah, Monsieur, votre fille est fort mal !
FERNAND.
Que fait-elle ? Je tremble.
LISE.
Que fait-elle ? Je tremble.Elle se plaint du ventre ;
Elle sort de son lit, puis après elle y rentre ;
Se promene, se sied, veut dormir, veut veiller.
Malgré moi de ce pas je la viens d’habiller…
FERNAND.
D’habiller !
LISE.
D’habiller ! D’habiller ; sa boutade m’étonne.
D’habiller ! D’habiller appercevant Crispin.
Je croi… Mais ce gredin vous demande l’aumône,
Monsieur.
FERNAND.
Monsieur.Ah juste Ciel, quel blasphême tu fais !
C’est l’exemple parfait des Médecins parfaits,
Que j’ai bien du sujet de loüer sa rencontre !
LISE.
Médecin ?
CRISPIN.
Médecin ? Médecin, ma soutane le montre.
Mais sans perdre ma peine à prouver qui je suis,
Par ma seule doctrine aisément je le puis.
De la fille égrotante apportez de l’urine,
FERNAND à Lise.
Apportez.Allez vîte en querir.
Lise sort.
CRISPIN.
Apportez.Allez vîte en querir.J’examine
Ce que cette malade à peu près peut avoir ;
Mais je vois de l’urine, & je vais le sçavoir.