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IV

Dès que les pêcheurs sont revenus à terre, ils enlèvent aux Morues la rogue, le foie, la tête et les entrailles.

Les rogues sont salées dans des barils percés de trous, par où s'écoule la saumure.

Les foies sont mis dans des barils de chêne. Ils se liquéfient en se décomposant. On soumet leur résidu à l'action du feu et on le comprime. Les premières huiles sont dites blanches ou blondes, et les dernières brunes ou noires. Ce sont les premières surtout dont on se sert en médecine. Les dernières sont employées principalement par les corroyeurs. Depuis quelques années, on prépare l'huile de Morue en plaçant les foies frais, coupés par morceaux, dans de grandes cornues hors du contact de l'air, et en les faisant distiller au bain-marie.

La tête et les entrailles sont séchées, pour être vendues plus tard à la grande fabrique de guano de poisson établie à Lofoden.

Les corps des Morues sont suspendus et abandonnés à l'action des vents secs, qui les transforment en stockfisch.

[Illustration: PRÉPARATION DES MORUES A TERRE-NEUVE.]

D'autres fois, après avoir fendu l'animal et enlevé presque toute l'arête, on le lave, on le sale; on le met en presse, on retire les parties liquides, puis on le sèche au soleil. C'est là ce qui constitue le klipfisch.

La préparation de l'huile de foie et celle du klipfisch ont lieu ordinairement après la pêche, lorsque les bateaux sont rentrés.

[Illustration]

[Illustration]

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