L’ALIBI DE L’ESCRIMEUR.
—Tu me raconteras encore que je suis la seule femme que tu reçoives ici, quand je viens de trouver ça dans le cabinet de toilette!
—Mais, mon amour chéri, ça, je te le jure, c’est ma culotte de satin pour tirer en assaut public!
(A. Guillaume: Le Rire, 20 février 1909.)
Hum? le public aurait pu facilement devenir gênant.
Quant à la combinaison,—nous lui devons d’exquis dessins de Fabiano—son nom seul devait prêter à de faciles légendes que les caricaturistes n’eurent garde de laisser échapper.
Jehan Testevuide n’avait pas même attendu, pour ouvrir le feu, le règne de l’entrave. Dès 1895, la Chronique amusante préludait ainsi aux jeux de mots aisés à prévoir du surlendemain:
—Ça un pantalon! jamais de la vie! Une combinaison... et elle m’a toujours porté bonheur.
(12 septembre 1895.)
Et ce furent les jupes collantes auxquelles la combinaison dut de trouver en France une vogue qu’elle avait vainement cherchée jusque-là. Dessins et légendes se multiplièrent et ne varièrent guère:
—Pour l’obliger à m’aimer, j’ai, moi aussi, ma petite «combinaison».
(Fabiano: le Rire, 19 décembre 1908.)
Nous sommes en plein dans le jeu de la «combine» et sans avoir jamais fréquenté le paddock autrement qu’à l’anglaise, je ne ferai aucune difficulté d’avouer qu’il n’est pas du tout déplaisant:
—Eh mais, voici une combinaison dans laquelle je marcherais volontiers.
(Viardot: le Rire, 6 août 1910.)
Moi aussi, et vous?
Culotte et combinaison, on put même croire, un moment, le pantalon assez menacé, pour que Guillaume ait fait figurer cette légende au-dessous d’une vitrine contenant divers modèles, rieurs ou rébarbatifs, suivant l’époque, de la lingerie proscrite:
UN COLLECTIONNEUR.
—Oui, chère madame, le musée de Cluny m’a déjà fait des offres insensées... On n’en trouve plus.
(Le Rire, 30 mai 1908.)
Mais non, on en trouve encore et même beaucoup. Edmond Haraucourt n’aura pas, que je sache, à accorder sa lyre pour chanter la légende du pantalon. La mode de la culotte, trop facilement tombée dans le jersey et le bon marché, passera. Des frileuses seules, sans souci du charme et de la grâce des déshabillés, lui resteront fidèles, six mois de l’année.
Malgré la concurrence de la combinaison, qui, à parler franc, lui ressemble comme une sœur, la vogue du pantalon ne semble pas appelée à disparaître. Sa forme a évolué, voilà tout, et, sans doute, elle évoluera encore.
Si Marthon a supprimé ses dessous, chacun sait qu’elle les reprendra le lendemain, ses jupes une fois élargies. Que son vilain mari n’aille pas, pour ces «pantalonnades», lui faire la scène à ne pas faire.
Tout ça, comme l’a si très justement dit Préjelan, c’est des pantalonnades.
(Le Rire, 30 mai 1908.)
Ce livre, n’est-il pas lui-même une pantalonnade? Une pantalonnade rappelant, je le crains fort, par sa longueur, les inexpressibles tombant jusqu’à la cheville des bonnes dames qui furent nos grand’mères?
Paix à leur mémoire.
[Illustration: FINIS]
INDEX DES NOMS CITÉS
[Illustration]
INDEX DES NOMS CITÉS
A
ABADIE, 508.
ABEILLÉ (Jack), 536.
ADAM (Paul), 315.
AICHES (Mlle d’), 63.
AINCOURT (Mlle Marguerite d’), 233, 234, 468.
AJALBERT (Jean), 264, 397, 399.
ALBERT (M.), 444.
ALICE LA PROVENÇALE, 225, 391.
ALLAIS (Alphonse), 341.
ALLARD (Mlle), 110.
AMIATI (Mlle), 540.
ANCRE (Le Maréchal d’), 58.
ANDRÉE (Mlle Jeanne), 443.
ANNE D’AUTRICHE, 62, 63.
ANTIPAS, XI.
ARC (Jean d’), 399.
ARC (Jeanne d’), 48.
ARÈNE (Paul), X.
ARETINO (Pietro), 45.
ARISTOTE, 423.
ARLOING (Le professeur), 328.
ARNOULD (Sophie), 81, 82.
ARTOIS (Le comte d’), 133.
ARTUS (Maurice), 420.
ASTROPHILE LE ROUPIEUX, 59.
AUBERT (Charles), 296, 311.
AUBIGNÉ (Agrippa d’), 42.
AUDINOT (Mlle LALANNE, dite), 106.
AULNOY (La comtesse d’), 78.
AURIER (G.-Albert), 219, 227, 292, 293.
AURIOL (George), 364.
AYMARD (Mlle Aimée), 281.
B
B... (Mlle de), 70.
B... (Mlle L. de), 200.
BABONNETTE.—Voir: FERRIER (Marie).
BACHAUMONT, 91, 97.
BALAFRÉ (Le).—Voir: GUISE (Henry de).
BALLURIAU, 517, 530, 554.
BALTHY (Mlle Louise), 476.
BALZAC (Honoré de), 185, 223.
BARBEY D’AUREVILLY (J.), 179.
BARBIER, 198.
BARRÈS (Maurice), 513.
BASCHET (Armand), 50.
BATAILLE (Albert), 350, 446, 472.
BAUDELAIRE (Charles), 36.
BAYARD (Eugène), 270.
BEAUCHASTEAU (Mlle de), 74, 75.
BEAUCLAIR (Henri), 346, 363.
BEAUMINARD (Mme), 98.
BEAUMONT (Mgr de), 111.
BECQUEREL (Le Dr), 326.
BÉCU (Jeanne).—Voir: DU BARRY (Mme).
BELLECOUR (Mme), 97.
BELLUNE (La duchesse de), 334.
BENEZECH, 126, 127.
BÉNIGNE (Ange), 315, 344.
BÉRANGER (Le chansonnier), 355, 401.
BÉRÉNICE (La reine), 5.
BÉRENGER (M.), 4, 10, 11, 69, 180, 410, 452, 545, 550, 554.
BERGERAT (Émile), 353.
BERNARD (Tristan), 364.
BERNSTEIN (Henri), 350.
BÉROALDE DE VERVILLE, 22, 39.
BERTALL, 2, 4, 212, 229, 233, 236, 346, 386, 395, 436, 468, 469, 505, 539.
BERTRAND, 566.
BESCHERELLE, 324, 325.
BESNARD (Mathurin), 58.
BETHMANN-HOLLWEG (Le Chancelier de), 497, 558.
BEULÉ (M.), 6, 7, 8.
BEURNONVILLE (Le général), 126.
BLANC (Max), 554.
BOILEAU, 60.
BOIS (Jules), 313.
BONALD (Vte de), 121.
BONNASSIEUX (P.), 126.
BONNAUD (Dominique), 65.
BONNEAU (Alcide), 45.
BORDEAUX (Henry), 72, 263, 370.
BORGHÈSE (La princesse Pauline), 133.
BOSSE (Abraham), 30.
BOSSUET, 199.
BOUCHOT (Henri), 26, 36, 41, 142, 149, 153, 166, 214.
BOUGUENAIS, 341.
BOULAINE, 539.
BOURGET (Paul), 263, 350, 504.
BOUTET (Henri), 225, 269, 504, 564.
BOUTET (Mlles Stéphanie et Louise), 122.
BRANCOVAN (La princesse de), 334.
BRANDIMBOURG (Georges), 282.
BRANTÔME, 22, 23, 29, 34, 35, 36, 39, 40, 41, 64, 134, 158, 205, 443.
BRILLAT-SAVARIN, 279.
BRIO (Carolus), 255, 362.
BROUTELLES (Mme de), 488.
BRUEL (F. L.), 61.
BRUNET, 50, 75.
BRUSCAMBILLE, 78.
BUFFET (Eugénie), 431.
BUSSY-RABUTIN, 70.
BYRE (Mlle Nelly de), 353.