L’ŒIL DU MAÎTRE.
—Ça y est, Marie, je m’en doutais!!!... Oser servir mes invités sans pantalon!
(A. Bertrand: Le Rire, 26 octobre 1912.)
Après tout, s’il est jaloux, cet homme, et s’il craint que d’autres mains ne s’égarent que les siennes.
Une brave bourgeoise de Limoges déclarait, jadis, retourner contre la muraille le portrait de feu son époux, quand elle lisait du Zola. Il y a également des mères pour s’indigner de voir leur «demoiselle» se contenter d’une chemise pour dévorer Monsieur de Camors.
Pauvres gosses, en fait de pommes, elles en ont croqué de plus vertes, depuis!
—En voilà une posture, mon enfant, pour lire Octave Feuillet!... Passe au moins un pantalon.
(Guydo: Le Rire, 12 janvier 1901.)
Les robes collantes et les jupes entravées, dont la conséquence était la simplification des dessous quand ce n’était pas leur suppression totale, a fait un moment courir un danger réel au pantalon. Jamais, depuis la mort de la crinoline, il ne s’était trouvé aussi menacé.
Ce fut le triomphe passager de la culotte et de la combinaison. A défaut d’autres, la culotte, inconsidérément oubliée par une petite amie dans le cabinet de toilette d’un homme de sport, avait au moins l’avantage de fournir un alibi, le jour où l’objet tombait sous les yeux de sa «liaison sérieuse:»