Chapitre 20 Les cafés et les garnis
Un autre mot a perdu son sens, et s’est vidé de toute rêverie, de toute tradition, et de tout ce qui pouvait en faire sa valeur ! Dorénavant, pour moi, le mot « café » n’aura plus rien d’agréable ni de plaisant. Aux États-Unis, le simple fait de parler de « café » suffisait pour faire ressortir, dans mes souvenirs, la foule illustre de ses usagers, et évoquer d’innombrables groupes d’hommes d’esprit, de dandies, de pamphlétaires, de spadassins, et de bohèmes venus droit de Grub Street (12).
Mais ici, de l’autre côté de l’Atlantique, hélas, trois fois hélas, le nom même de « café » constitue une pure tromperie. Café : endroit où les gens boivent du café. Eh bien, pas ici, en tout cas : on ne peut pas obtenir un vrai café dans cet établissement, ni par sympathie ni avec de l’argent. On peut effectivement commander un café, et l’on vous servira dans une tasse un liquide qui en aura le nom – mais si vous goûtez à cette mixture, vous serez vite désillusionné, car c’est vraiment tout, sauf du café.
Ce qui est vrai du café l’est aussi de l’endroit où on le sert. Ce sont les ouvriers en général qui fréquentent ces endroits, sales et graisseux, et qui n’ont rien pour exalter la décence ni la fierté. On n’y connaît ni nappes, ni serviettes, le client mange au milieu des débris laissés par son prédécesseur, et jette ses propres détritus sur lui-même ou bien sur le plancher. Aux heures de pointe, j’ai marché sur ces tas d’ordures et de saletés qui jonchaient le sol, pour venir m’installer à table ; j’avais abominablement faim et j’étais capable de dévorer n’importe quoi.
Il semble que ce soit tout à fait normal pour l’ouvrier, à voir avec quelle précipitation il se jette à table. Il est indispensable de s’alimenter, et j’admets que l’on n’y mette pas de façons. Mais l’ouvrier apporte à cet acte une voracité bestiale qui, j’en suis certain, enlève une partie de son robuste appétit. Quand on le voit, sur le chemin de l’atelier, le matin, commander une pinte de thé qui ne ressemble pas plus à du thé qu’à de l’ambroisie, retirer de sa poche un quignon de pain, et tremper le second dans le premier, on peut être certain qu’il n’a pas ce qu’il lui faut dans le ventre, et que ce qu’il vient de manger ne sera pas suffisant pour le soutenir pendant une journée entière de travail. Et, en allant plus loin, croyez-moi, lui et des milliers de ses congénères ne produiront pas la même qualité ou la même quantité de travail qu’un millier d’hommes rassasiés de viande et de pommes de terre, et qui ont avalé du vrai café.
En tant que vagabond sur les chemins de fer californiens, on m’a donné de la meilleure nourriture et de la meilleure boisson que l’ouvrier londonien n’en reçoit dans ces cafés ; comme ouvrier aux États-Unis, j’ai mangé des repas de douze pence comme l’ouvrier londonien n’en imagine même pas. Il paie trois ou quatre pence pour ce qu’on lui donne, ce qui, en valeur absolue, représente la même somme (je gagnais, six shillings, et lui n’en gagne que deux, ou deux et demi). Mais en revanche, j’abattais une somme de travail qui lui eût fait honte. Il y a donc deux poids : l’homme qui a un haut standard de vie fera toujours du meilleur travail qu’un homme au standard de vie moins élevé.
Les marins comparent les emplois dans la marine marchande américaine et anglaise. Sur un bateau anglais, disent-ils, la nourriture est mauvaise, la paie est maigre et le travail facile, alors que sur un bateau américain, la nourriture est bonne, le salaire important et le travail difficile. On peut appliquer la même distinction aux populations laborieuses des deux pays. Les coursiers des mers paient cher pour aller vite, tout comme l’ouvrier. Mais si ce dernier n’est pas à même de payer, il n’aura pas les moyens d’aller vite, c’est tout. La preuve : lorsque l’ouvrier anglais débarque aux États-Unis, il devra transporter bien plus de briques à New York qu’il ne le faisait à Londres. Et bien plus encore à Saint Louis, et à San Francisco (13). Mais la qualité de sa vie augmentera en proportion.
Dans les brumes du matin, le long des rues où les ouvrières passent pour aller travailler, on peut voir plusieurs femmes assises sur les trottoirs, avec de petits sacs de pain à leur côté. Beaucoup d’ouvriers l’achètent, et le mangent tout en marchant, sans même se donner la peine de l’assouplir avec le thé qu’ils pourraient obtenir pour un penny dans n’importe quel café. Un homme est incapable d’assumer son travail quotidien avec un tel repas, c’est évident, et c’est une perte aussi bien pour l’employeur que pour le pays. Ces derniers temps, les politiciens s’écriaient à tout bout de champ : « Réveille-toi, Angleterre. » Ils auraient été bien plus avisés de crier : « Nourris-toi, Angleterre ! »
Non seulement l’ouvrier s’alimente mal, mais on lui donne des morceaux dégoûtants à manger. J’ai observé, à la porte d’une boucherie, la horde des ménagères retourner dans tous les sens les rognures, les restes et les lambeaux de bœuf et de mouton – tout cela, aux États-Unis, aurait été utilisé comme nourriture pour chiens. Je n’irais pas jusqu’à garantir la propreté des doigts de ces ménagères, ni que les pièces dans lesquelles elles s’entassent avec leurs familles soient propres. Mais elles tâtaient, elles tripatouillaient et tripotaient ce mélange, avec la peur de ne pas en avoir pour leur argent. J’attachai mes regards sur un quartier de viande particulièrement repoussant, que je suivis à travers les mains de plus de vingt ménagères, jusqu’à ce qu’il échût à une petite bonne femme d’allure timide. Le boucher fit pression sur elle pour qu’elle l’achète. Tout le long de la journée, ce tas de rognures fut diminué puis augmenté, la poussière de la rue tombait dessus, les mouches s’y agglutinaient, et les doigts mal lavés le tournait et le retournait sans arrêt.
Les marchands ambulants trimbalent toute la journée des quantités de fruits trop mûrs et déjà pourris sur leurs charrettes, très souvent ils l’emmagasinent dans leur chambre, dans laquelle ils vivent et dorment, pour la nuit. Là, la charrette est exposée à la maladie, aux émanations et aux exhalaisons des trop nombreux occupants de la chambre en question. Le lendemain, on retrimbale le tout pour le vendre.
L’ouvrier pauvre de l’East End ne sait pas ce qu’est une bonne nourriture, de la bonne viande et des bons fruits. Il ne mange d’ailleurs que très rarement des fruits et de la viande, et l’ouvrier spécialisé ne se vante pas non plus de la qualité de ce qu’il mange. À en juger par les cafés, et c’est un critère très valable, ils ne connaîtront jamais dans toute leur existence le goût du vrai thé, du vrai café ou du vrai chocolat. Les tisanes et les infusions qu’on leur sert dans les cafés, et qui ne varient qu’en dosage, ne rappellent que de très loin et n’arrivent pas même à suggérer ce que vous et moi avons coutume de boire comme du thé ou du café.
Je me souviens d’un petit incident, qui s’est passé dans un café non loin de Jubilee Street sur la Mile End Road.
« Est-ce que tu peux me donner quelque chose pour ça, ma fille ? N’importe quoi, je m’en fiche. Je n’ai rien mangé depuis toute la sainte journée, et je crois bien que je vais m’évanouir de faim… »
C’était une vieille femme, tout habillée de noir. Elle tenait dans sa main un penny, et celle qu’elle appelait « ma fille » était une femme d’une quarantaine d’années, qui jouait, dans l’établissement, à la fois le rôle de patronne et de fille de salle.
J’attendais, avec peut-être autant d’angoisse que la vieille femme, pour voir comment cet appel serait entendu. Il était quatre heures de l’après-midi, et elle paraissait lasse et malade. La femme hésita un instant, puis apporta une grande assiettée d’agneau bouilli avec des petits pois nouveaux. J’en pris moi-même une assiette. À mon avis l’agneau était du mouton, et les petits pois n’étaient pas très nouveaux. Mais le plat coûtait six pence, et la patronne l’avait donné pour un penny, ce qui était une brillante démonstration du proverbe qui veut que les pauvres soient plus charitables que les riches.
La vieille femme, débordante de gratitude, prit un siège de l’autre côté de la table étroite, et attaqua voracement le ragoût fumant. Tous les deux, nous mangions sans perdre une seule bouchée, en silence, quand soudainement elle éclata joyeusement :
« J’ai vendu une boîte d’allumettes ! Oui, confirma-t-elle avec une allégresse encore plus grande et plus démonstrative, j’ai vendu une boîte d’allumettes, c’est à cause de ça que je l’ai eu, mon penny ! »
« Vous devez commencer à vous faire vieille », insinuai-je.
« Soixante-quatorze ans hier ! » me répondit-elle, et elle retourna avec entrain à son plat.
« Bon Dieu ! j’aurais bien aimé faire quelque chose pour la vieille, je vous le jure, mais je n’ai rien mangé depuis ce matin », me dit sans que je l’y invite un jeune homme assis à côté de moi. « Et je peux me payer à manger uniquement parce que j’ai fait un shilling en lavant une tripotée de marmites. »
« Ça fait six semaines maintenant que je n’ai pas de travail », continua-t-il, en réponse à mes questions. « Rien que des petits trucs à faire, et qui ne rapportent pas gros ! »
On a des tas d’aventures dans les cafés. Je n’oublierai jamais cette sorte d’amazone cockney, dans un café proche de Trafalgar Square, à qui je tendais un souverain d’or pour payer mon écot. (Notez en passant qu’il est de bon ton de payer avant de commencer à manger, mais si l’on est très pauvrement vêtu, il faut impérativement payer avant de manger.)
La fille mordilla la pièce d’or entre ses dents, la fit sonner sur le comptoir, et puis me dévisagea, moi et mes haillons, d’un air méprisant, des pieds à la tête.
« Où avez-vous dégotté cela », me demanda-t-elle enfin.
« C’est peut-être un de vos clients qui l’a laissé traîner en partant ? » répliquai-je ironiquement.
« Qu’est-ce que vous dites ? » me demanda-t-elle, me regardant calmement dans les yeux.
« C’est moi qui les fabrique », lui répondis-je.
Elle renifla dédaigneusement et me fit la monnaie en petites pièces. Je me vengeai en les mordillant et en les faisant toutes sonner.
« Je vous donnerais bien un demi-penny pour un deuxième morceau de sucre dans mon thé », fis-je.
« Foutez-moi le camp d’ici », dit-elle peu aimablement. Puis elle m’abreuva d’une série d’injures que je m’abstiendrai bien de reproduire ici.
Je n’ai pas beaucoup d’esprit d’à propos, mais elle avait tiré de moi le peu que j’en avais. J’avalai ma tasse de thé en défaitiste, et elle triomphait encore de mes malheurs bien après que j’eus franchi le seuil de son café.
Alors qu’à Londres 300 000 personnes vivent dans des appartements d’une seule pièce, et que 900 000 sont logées illégalement et incorrectement, 38 000 s’entassent dans des meublés ou, comme on les appelle ici, des « garnis ». Il y a plusieurs sortes de garnis, mais ils se ressemblent tous, depuis les petits bouis-bouis repoussants jusqu’aux plus grands, et que louent, sans aucune pudeur, les bons bourgeois qui savent très bien qu’ils sont inhabitables. En employant ce terme, je ne veux pas indiquer que leurs toits fuient ou que leurs murs se fissurent, non, mais vivre dans ces garnis, c’est dégradant et malsain.
« L’hôtel du pauvre », c’est ainsi qu’on appelle souvent les garnis, mais c’est par dérision. Ne pas avoir une chambre à soi, dans laquelle on aimerait de temps à autre s’asseoir, être jeté de gré ou de force à bas du lit au petit matin, et recommencer tous les soirs la chasse au garni, et ne jamais avoir de vie privée, c’est une façon de vivre complètement différente de celle qu’on peut avoir dans un hôtel.
Par tout ce que je viens de dire, je ne condamne pas en bloc les grands ensembles, les garnis municipaux, et les foyers de travailleurs. Ils constituent un remède aux mille désagréments qui sont monnaie courante dans les petits meublés et l’ouvrier est bien mieux loti là qu’ailleurs. Mais ce n’est pas pour autant le mode d’habitation sans problème auquel chaque travailleur devrait avoir droit en ce monde.
En règle générale, les petits garnis sont abominables. J’y ai dormi, et je sais de quoi je parle. Mais je ne m’attarderai pas sur eux, préférant m’étendre sur les garnis municipaux. Non loin de Middlesex Street, à Whitechapel, j’ai pénétré dans un tel établissement, presque uniquement habité par des ouvriers. L’entrée se faisait au moyen d’un escalier qui allait du trottoir jusqu’à la cave du bâtiment. Là, deux grandes pièces misérablement éclairées dans lesquelles des hommes étaient en train de faire la cuisine et de manger. J’avais moi-même l’intention de me faire cuire quelque chose, mais l’odeur insoutenable qui envahissait la pièce, m’avait coupé l’appétit, et je me contentai de regarder ce que faisaient les autres.
Un ouvrier, qui rentrait du travail, s’assit devant moi à la table en bois rugueuse, et commença son repas. Une poignée de sel jetée sur la table, qui n’était pas d’une propreté exagérée, lui servit de beurre. Il y trempait son pain, bouchée après bouchée, et l’arrosait ensuite de thé qu’il tirait d’un grand pot. Un morceau de poisson complétait son menu. Il mangeait en silence, ne regardant ni à gauche, ni à droite, ni devant lui, où je me trouvais. De part et d’autre, sur d’autres tables, d’autres hommes mangeaient dans le même silence. Il n’y avait pas le moindre brin de conversation dans toute la pièce. Une morne tristesse planait sur ce lieu mal éclairé. Beaucoup, parmi les convives, broyaient du noir devant les miettes de leur repas, et je me surpris à me demander, comme le jeune seigneur Roland (14), quel mal ils avaient bien pu commettre pour recevoir un tel châtiment.
De la cuisine me parvinrent les accents d’une vie plus gaie, et je m’aventurai vers le fourneau où les hommes faisaient cuire leur popote. Mais l’odeur que j’avais notée à l’entrée était encore plus forte ici, et un début de nausée me fit sortir précipitamment dans la rue pour y respirer un peu d’air frais.
À mon retour, je payai six pence pour une « cabine », pris mon reçu (un énorme jeton de cuivre), et montai au « fumoir ». Là, deux billards et plusieurs damiers servaient aux jeunes ouvriers, qui attendaient leur tour, tandis que plusieurs adultes étaient assis à fumer et à lire, ou bien à raccommoder leurs vêtements. Les jeunes riaient à gorge déployée, tandis que les vieux étaient tristes. En réalité, il y avait là deux types d’hommes, ceux qui savaient encore rire et ceux qui étaient abrutis d’alcool, et l’âge servait de frontière à ces deux catégories.
Pas plus que les deux autres caves, cette pièce ne pouvait être prise pour un « foyer ». Rien non plus ne pouvait rappeler ce que vous et moi connaissons sous le terme de « maison ». Sur les murs, on avait affiché les règlements absurdes et insultants qui dictaient aux hôtes leur conduite : à dix heures, les lumières devaient être éteintes et on devait aller se coucher. Il fallait alors redescendre dans la cave, remettre les jetons en cuivre à un colosse, qui était le portier, puis rejoindre les pièces du haut en remontant l’escalier. Je grimpai tout en haut du bâtiment, puis redescendis, en passant par plusieurs étages remplis d’hommes qui dormaient. Les « cabines » étaient ce qu’il y avait de plus commode, chacune possédait un petit lit et une place suffisante pour se déshabiller. La literie était propre, et il n’y avait rien à redire ni sur les draps, ni sur le lit. Il n’y avait cependant aucune intimité possible, et l’on ne pouvait s’y sentir seul.
Pour avoir une idée précise d’un étage rempli de cabines, il suffit simplement d’agrandir les alvéoles en carton d’une caisse à œufs jusqu’à ce que chaque case mesure deux mètres cinquante de haut, ses autres dimensions à l’avenant, puis de placer cette caisse agrandie sur le plancher d’une grange. Il n’y a pas de plafond dans ces alvéoles à œufs, les cloisons sont très minces, et chaque ronflement des dormeurs et chaque mouvement des voisins vous arrivent en plein dans les oreilles. La cabine dans laquelle vous êtes installé ne vous appartient que pendant très peu de temps : au matin, on vous jette dehors. On n’a pas le droit d’y déposer sa valise, ni d’aller et venir comme on veut, ni de refermer la porte derrière soi, et rien n’est autorisé. Il n’y a pas de porte du tout, et si vous voulez séjourner dans cet hôtel du pauvre, il faut vous accommoder de toutes ces lois qui sont l’apanage des prisons et qui vous rappellent constamment que vous n’êtes rien, que vous n’avez pas la moindre individualité, que vous êtes un être inférieur.
Un homme qui travaille devrait avoir au moins une chambre bien à lui, où il puisse tirer la porte derrière lui et mettre à l’abri ce qui lui appartient, où il puisse s’asseoir, lire près de la fenêtre, ou regarder dans la rue, où il puisse aller et venir comme bon lui semble, où il puisse accumuler les autres objets personnels que ceux qu’il a dans ses poches, où il puisse suspendre les photographies de sa mère, de sa sœur, de sa fiancé, ou la photographie d’une danseuse ou celle d’un bouledogue, comme il en a envie – bref, un endroit qui soit bien à lui, et où il puisse dire : « Tout cela m’appartient, c’est mon château ! Le monde s’arrête là où commence le domaine dont je suis le seigneur et maître. » Cet homme aurait alors des chances d’être un bien meilleur citoyen et son travail en bénéficierait.
Je me suis arrêté à l’un des étages de cet hôtel de pauvre, j’ai circulé de lit en lit, et j’ai regardé ceux qui y dormaient. La plupart étaient des jeunes hommes, de vingt à quarante ans (les vieux ne pouvaient pas se payer ce luxe et s’entassaient dans les asiles). J’ai regardé ces jeunes hommes, par douzaines, et ils semblaient être de braves types. Leurs visages auraient dus être destinés aux baisers des femmes, leurs cous à leurs étreintes. Comme tous les autres hommes, ils étaient capables d’aimer et faits pour l’amour. Le contact d’une femme libère l’homme, l’adoucit, et ils auraient eu besoin d’un tel réconfort et d’une telle douceur. Mais, au contraire, ils devenaient chaque jour plus endurcis. Je me demandais où ils auraient pu trouver toutes ces femmes aimantes, lorsque j’entendis le « rire empuanti d’alcool d’une prostituée ». Leman Street, Waterloo Road, Piccadilly, le Strand avaient fourni la réponse à ma question, je savais maintenant où on pouvait les découvrir.
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